Confédération Nationale
des Syndicats Dentaires

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Un temps pour tout

27 Juin 2018 | Actualités, Edito

Il y a un temps pour dire non ! La CNSD a su le faire, il y a un an, en quittant la table des négociations parce qu’on ne négocie pas sous la menace, que les chiffrages n’étaient pas justes et que de nombreux points n’allaient pas dans le sens que nous souhaitions.

Il y a un temps pour manifester. La CNSD a su le faire en mobilisant les praticiens contre le tiers payant généralisé obligatoire, contre le règlement arbitral imposé par Marisol Touraine et en alertant sur les conséquences du reste à charge zéro voulu par Emmanuel Macron.

Il y a un temps pour le dialogue et la CNSD a su le reprendre avec Agnès Buzyn afin de négocier un nouveau texte conventionnel.

Enfin, il y a un temps pour dire oui, la CNSD a su le faire le 1er juin, et un temps pour signer, c’est fait depuis le 21 juin. Vient désormais celui de l’accompagnement. La CNSD ne manquera pas à ses devoirs. Elle fournira toutes les informations détaillées à nos confrères afin qu’ils soient en mesure de s’approprier cette Convention et de s’y adapter.

Mais il est temps aussi de rétablir certaines vérités. Ce texte conventionnel, la CNSD ne l’a pas signé par défaut ! Elle l’a signé parce qu’il contient des avancées qui ouvrent la voie vers un exercice plus conforme aux réalités cliniques actuelles et futures, en s’engageant vers une médecine bucco-dentaire qui préserve l’organe dentaire et vers une pratique plus médicale et plus préventive.

Fallait-il le refuser sous prétexte que c’était insuffisant ? Deux syndicats sur trois ont dit oui : oui au progrès, oui à un changement de paradigme, oui à un exercice plus moderne. Le troisième a dit non pour des raisons affichées qui lui appartiennent.

La CNSD respecte la liberté et la diversité de pensée, et a su aussi dire non quand elle a jugé utile de le faire. Elle a donc légitimité à s’interroger sur une posture de rejet systématique de tout accord, avec des justifications fluctuantes.

Car historiquement, aucun texte n’a eu grâce aux yeux de ce syndicat qui n’a jamais rien signé. Cette Convention n’a pas échappé à cette règle. Ils ont choisi de capituler en laissant :

  • le stylo aux gouvernants en cas de non signature, alors que ces derniers nous ont montré ce dont ils sont capables avec le règlement arbitral,
  • aux seuls syndicats qui prennent leurs responsabilités de se battre pour faire progresser le système.

Comme les précédentes conventions, ils la dénigreront, ils menaceront même de la quitter, mais ils n’en feront rien, prenant bien soin de rester au chaud et de bénéficier de ses avancées.

Il ne fallait pas laisser passer l’occasion d’un investissement des financeurs dans notre activité bucco-dentaire. Il ne fallait pas dire non à un texte qui engage la profession dans une pratique en rupture avec une dentisterie d’un autre âge. Certes, il n’est pas parfait, aucun texte ne l’est jamais. Mais il est appelé à évoluer et la CNSD contribuera à ces évolutions, c’est ainsi qu’on avance !

Après deux ans de négociations, le temps était venu de dire oui !

Thierry Soulié
Président confédéral