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Amalgames dentaires

Le dernier numéro de la revue clinique de l’Assurance maladie (Pratiques et organisation des soins 2009 n°2) publie un article présentant les différentes positions de la communauté scientifique à l'égard des amalgames dentaires. Il en ressort que l’innocuité de l’amalgame est reconnue par la Fédération Dentaire internationale (FDI), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’American Council on Science and Health (ACSH), l’American Dental Association (ADA), la Food and Drug Administration (FDA), et Santé Canada.

La position française

En 1998, le Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF) a émis un avis relatif à l’amalgame dentaire assorti de recommandations pour le patient, les professionnels, et les pouvoirs publics . La position adoptée était qu’au regard des données disponibles, l’évaluation du rapport bénéfice-risque ne justifiait pas l’interdiction des obturations à base d’amalgame ni leur remplacement systématique. La position ordinale est que « compte tenu des données disponibles, il n’est pas éthique de déposer des amalgames ni pour des raisons à prétention médicale, ni pour des raisons esthétiques qui, dans ce cas, seraient fallacieuses. Seules les récidives de la lésion carieuse, la fracture ou le vieillissement des obturations peuvent justifier cette dépose », et « la décision de dépose d’un amalgame ne doit en aucun cas être contraire à l’éthique biomédicale, ni résulter de méthodes d’évaluation sans fondement scientifique. Il s’agirait alors de mesures contraires au Code de déontologie ».

En revanche, certains pays scandinaves ont pris des mesures visant à limiter ou à interdire l’utilisation de l’amalgame dentaire. La Norvège a pris sa décision d’interdiction pour des raisons environnementales et non de santé publique.

Un débat sans fin

La CNSD se félicite de cette nouvelle étude, qui confirme sa position et les arguments qu’elle a toujours défendus. Elle émet le souhait que cette publication vienne clore une polémique entretenue depuis des décennies sur le sujet. Mais attendons-nous à ce qu’elle réactive , une fois de plus, des commentaires de la part des détracteurs farouches des amalgames relayés le plus souvent par les médias, friands de sujets polémiques.

Ces problèmes de sécurité sanitaire sont réglés au niveau des institutions européennes. Nous ne pouvons que faire nôtre, la dernière phrase de conclusion de ce rapport :

« Il est donc important que les décisions politiques des institutions de l’Union européenne soient prises en tenant compte des preuves scientifiques actualisées ».


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