La ligne rouge approche
et qui trouvera son point d’orgue lors de l’élaboration du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour l’année prochaine. Un casse tête pour le gouvernement et le parlement car les mesures conjoncturelles n’y suffiront plus.
Nous considérons que nous avons déjà beaucoup donné et peu ou pas reçu en retour. Aussi, les dispositions qui consisteraient, en autres, à se servir de nous comme d’une variable d’ajustement ne pourront plus être tolérées, car il en va de la survie de nos cabinets et de la santé de nos concitoyens. Ce n’est pas faire acte de corporatisme ; c’est lancer un cri d’alarme pour alerter nos décideurs qu’il y a une ligne rouge à ne pas franchir et que la Santé n’est pas un bien ordinaire.
Priver la branche maladie d’un juste financement se traduirait in fine par :
- une qualité des soins économiquement inatteignable pour les plus fragiles,
- un accès aux soins restreint et au final des pathologies plus lourdes, donc plus coûteuses pour l’assurance maladie,
- un équilibre financier de l’exercice libéral de plus en plus difficile dans un contexte socio-économique perturbé,
- et enfin, une baisse des vocations alors que le problème de la démographie médicale se fait de plus en plus criant.
Nos patients méritent mieux de l’État.
Marie-Françoise Gondard-Argenti
Premier Vice-président
Voir les autres
editos 2009