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Meilleurs vœux

9 Jan 2019 | Edito

Chaque année, à cette époque, il est coutumier de souhaiter le meilleur à autrui, et je ne dérogerai pas à cette tradition en présentant à chacune et chacun d’entre vous, au nom du Bureau confédéral des CDF, mes vœux de réussite tant personnelle que professionnelle. Que 2019 soit source de motivation, d’envie, mais aussi de calme et de sérénité dans l’équilibre d’une vie que je vous souhaite harmonieuse, épanouie et bien sûr en bonne santé.

Au-delà de ces espérances, permettez-moi aussi de penser à la profession en partant du contexte général et des événements récents auxquels nous avons assisté avec les « gilets jaunes ». Pour avoir eu tendance à les ignorer, nos gouvernants ont commis l’erreur de mésestimer le rôle essentiel des corps intermédiaires. Comme si le temps octroyé au dialogue et à la concertation étaient des freins irrémédiables pour engager les réformes, et de l’argent gaspillé.

Au regard des forces déployées pour enrayer les débordements, des moyens dégagés pour tenter d’éteindre « l’incendie » et des dégâts causés par les casseurs, la question qui se pose est la suivante : n’eût-il pas été plus pertinent de s’appuyer en amont sur les fondamentaux démocratiques existants, sachant que des événements avant-coureurs avaient déjà eu lieu au travers des « bonnets rouges » et des « nuit debout » ?

Il n’est pas question de jeter la pierre et encore moins de donner des leçons à quiconque, mais en tant que responsable d’un syndicat, il me semble opportun d’en rappeler l’importance et le rôle essentiel dans notre démocratie, à laquelle nous sommes très attachés. À cette occasion, il n’est pas inutile de rappeler ce qui s’est passé lors de la négociation conventionnelle. Il a fallu deux ans et deux phases pour aboutir à un résultat.

La première qui s’est déroulée dans la précipitation, sous la contrainte aveugle et méprisante d’un pouvoir technocratique et dogmatique, a provoqué en 2017 la rupture des négociations avec la sortie brutale de la CNSD, qui la première a claqué la porte en entraînant dans son sillage les autres syndicats. Les conséquences furent une grande manifestation nationale, un rejet unanime de l’arbitraire et la constitution de cellules de coordination (CCDeLi) dans différentes régions.

La deuxième, renouant avec le dialogue, a permis un résultat certes imparfait, mais qui a abouti à un compromis conventionnel acceptable. C’est bien dans un esprit constructif que nous avons agi et c’est ce schéma qu’il faut encourager.

Nos gouvernants seraient donc bien inspirés de comprendre l’intérêt des syndicats représentatifs et responsables comme le nôtre. Nous assistons à une crise sociétale profonde avec un malaise et de la souffrance que nul ne peut nier. Mais seules des organisations structurées peuvent les canaliser afin qu’elles soient entendues.

C’est l’unique moyen d’endiguer le flot des populismes et des discours « démagos » contradictoires qui se coagulent sur le seul fait de dire non.

Mais pour cela, encore faut-il respecter ces corps intermédiaires et les écouter !
S’il est un vœu à formuler, au-delà des « classiques », c’est bien celui-ci.

Thierry SOULIE
Président confédéral