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« Bien faire et laisser dire »

6 Mar 2019 | Edito

Portrait Pierre-Olivier Donnat, secrétaire général des CDFÀ l’approche, le 1er avril prochain, d’une des premières étapes de la mise en place de la nouvelle Convention, très nombreux sont ceux qui ont choisi de venir se former dans les réunions régionales et départementales organisées par Les CDF. À une écrasante majorité, ils en sont sortis, preuves à l’appui, satisfaits et rassérénés quant au contenu de ce texte, dont le caractère très structurant, novateur et évolutif méritait bien quelques heures d’attention.

Il est peu probable qu’il en soit de même pour ceux qui ont choisi d’aller écouter sur ce sujet certains oracles autoproclamés, qui n’ont hélas pas fait montre de la même expertise, c’est un euphémisme, dans leurs exposés. C’est sans étonnement que leur public a découvert que la volonté première de ces déclinologues patentés n’était pas d’informer, mais seulement d’effrayer, pour alimenter un climat nauséabond qui ne sert rien d’autre qu’une stratégie démagogique et populiste, en faisant fi des enjeux socio-économiques et des intérêts mêmes de la profession.

Car c’est sans conteste un des atouts majeurs de cette Convention que de restructurer l’exercice professionnel en revalorisant, à un niveau sans précédent, les soins conservateurs, préventifs et chirurgicaux. Bien entendu, nous sommes encore loin des tarifs cibles de ces actes, mais c’est une marche fondamentale qui vient d’être gravie.

Ce rééquilibrage de l’activité s’accompagne de la création de nouveaux actes, suppléments et forfaits pris en charge par l’Assurance maladie qui viennent utilement compléter notre arsenal thérapeutique. Cette Convention novatrice prévoit également la mise en place de neuf groupes thématiques, pour permettre aux syndicats signataires et aux Caisses de poursuivre les travaux engagés durant la phase de négociation. Dans un esprit constructif visant à faire évoluer vers plus de pertinence et d’efficience différentes dispositions conventionnelles, ces groupes de travail ont déjà permis d’enregistrer des avancées notables sur des sujets particulièrement ardus tels que les nécessaires évolutions de la CCAM et de la CMU-C.  La signature par Les CDF des avenants n°1 et 2 en constitue la traduction immédiate. Les travaux en cours sur l’évolution du devis et l’indexation des plafonds, ou les exigences esthétiques et thérapeutiques particulières des patients nécessitant une charge de travail et un coût supplémentaires, se sont inscrits d’emblée dans cette démarche évolutive, garante de l’adaptation du texte conventionnel aux contraintes de l’exercice quotidien.

Mais les groupes de travail conventionnels ont également le mérite de faire avancer des sujets qui n’auraient certainement, en d’autres circonstances, jamais trouvé leur place dans le dialogue avec les financeurs de la santé bucco-dentaire. À l’aide des universitaires les plus qualifiés, Les CDF ont finalisé leur proposition d’expérimentation de prévention fondée sur l’intervention minimale en dentisterie, et ont poursuivi, en partenariat avec les associations et les services du ministère, la mise en place d’un parcours incitatif de prévention destiné à responsabiliser les patients en matière de santé orale. C’est également entourés d’experts et de responsables associatifs que Les CDF ont engagé les travaux du dossier « handicap » en visant à mieux définir les critères d’éligibilité au supplément de 100 € par séance, prévu dans le texte conventionnel, tout en ouvrant un nouveau chapitre de discussion sur la télémédecine bucco-dentaire.

Dans un contexte social et politique difficile, la Convention, au grand dam de ceux qui ne savent agir que par le dénigrement ou les gesticulations stériles, fait aujourd’hui la preuve de sa capacité d’adaptation et d’évolution au service des chirurgiens-dentistes et de leurs patients.

Pierre-Olivier DONNAT
Secrétaire général