Confédération Nationale
des Syndicats Dentaires

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Elections CARCDSF : préservez votre retraite avec les candidats CNSD

Elections CARCDSF : préservez votre retraite avec les candidats CNSD

Pérenniser ce qui fonctionne

« Même les élus non CNSD à la CARCDSF l’admettent : la Caisse de retraite est bien gérée et les relations entre les différents élus sont consensuelles*. Les dissensions syndicales s’effacent quand il s’agit d’assurer à tous les chirurgiens-dentistes la meilleure retraite, tout en préservant l’exercice de ceux qui cotisent. Alors, pourquoi changer ? Il ne faut pas se tromper d’objectif et tout mélanger : c’est la pérennité de notre retraite ainsi que sa bonne gestion qui sont en jeu. Les candidats CNSD ont fait la preuve de leur sérieux et de leur compétence : faites-leur toujours confiance pour conduire votre Caisse. »

Catherine Mojaïsky, présidente confédérale

*Libéral dentaire, mars 2018.

Les modalités du vote

Le vote s’effectue par correspondance, à l’aide d’un bulletin qui sera envoyé fin mai à l’ensemble des chirurgiens-dentistes exerçant sur les territoires des quatre collèges soumis à l’élection. Les électeurs devront renvoyer directement leur bulletin au siège de la CARCDSF. Les bulletins pré-adressés devront être envoyés avant le dépouillement qui aura lieu le 15 juin 2018 à partir de 9 h dans les locaux de la CARCDSF (50 avenue Hoche, Paris 8e) et sera réalisé sous le contrôle d’un huissier de justice. Tous les électeurs qui le désirent pourront y assister.

 

Epidémie de rougeole : la vaccination est la seule protection

Epidémie de rougeole : la vaccination est la seule protection

913 cas de rougeole ont été déclarés depuis novembre dernier, avec une augmentation rapide ces trois dernières semaines (environ 300 cas), faisant craindre une épidémie d’ampleur importante, a indiqué le ministère de la Santé le 14 mars. Santé Publique France rappelle qu’à ce stade, la vaccination est le seul moyen d’endiguer la propagation du virus. La rougeole est une infection virale très contagieuse (on estime qu’une personne atteinte peut contaminer 15 à 20 personnes) et potentiellement grave pour laquelle il n’existe pas de traitement curatif.

Lire l’actu SPF

  • Situation épidémiologique en France au 14 mars 2018
  • Recrudescence de la rougeole depuis novembre 2017
  • Au 12 mars 2018, 913 cas déclarés depuis le 6 novembre 2017
  • 59 départements touchés par la rougeole
  • 50 % des cas sont déclarés dans la région Nouvelle-Aquitaine
  • Incidence la plus élevée chez les moins de 1 an
  • Décès en février d’une jeune femme de 32 ans non vaccinée
  • 21 décès dus à la rougeole depuis 2008
  • Près de 9 cas de rougeole sur 10 sont survenus chez des personnes non ou incomplètement vaccinées

Signalement des cas
Tout cas de rougeole doit être signalé immédiatement sans attendre les résultats biologiques par tout moyen approprié (téléphone, télécopie…) à votre ARS, afin de permettre la mise en place sans délai des mesures de santé publique urgentes. En particulier, il est important de communiquer à votre ARS l’identité et les coordonnées du cas et de lui retourner rapidement la fiche de déclaration obligatoire.

Comment signaler ou prendre en charge un cas de rougeole ?

Voir la fiche du ministère de la Santé

Vidéo RAC ZÉRO

Vidéo RAC ZÉRO

Dans le contexte des négociations actuelles, l’arrivée du « reste à charge zéro » laisse supposer des baisses de tarifs sur la prothèse sans contreparties.
Quelles seront les conséquences de ces baisses de tarifs sur l’environnement qualité/sécurité du cabinet dentaire ?

Vous pouvez télécharger cette vidéo ici

Incorrigibles

Incorrigibles

Il y a un an, les chirurgiens-dentistes se mobilisaient, indignés par l’arbitraire imposé par Marisol Touraine avec la complicité des parlementaires. Certains découvraient brutalement qu’il ne suffit pas de demander pour obtenir et s’engageaient avec ferveur pour réussir là où, pensaient-ils, les syndicats avaient échoué. Ils rêvaient de mobiliser toute la profession par l’information de proximité, ils se persuadaient qu’il suffisait de bien communiquer pour être entendus, ils croyaient qu’avec de bons relais vers les décideurs, l’appréhension de notre dossier serait différente. Il fallait sans nul doute cet enthousiasme et cette envie de bien faire pour mettre en évidence que les choses n’étaient pas aussi simples et qu’il y avait un paramètre incontournable à prendre en compte : l’aspiration des citoyens/électeurs.

 

Entre un dossier étayé défendant une profession et ressenti comme corporatiste et des affirmations à l’emporte-pièce fondées sur des enquêtes d’opinion, les politiques choisissent vite. Qu’importe qu’il soit facile de démontrer l’absence de fiabilité des instituts de sondages, qui, par leurs questions, orientent les réponses !

 

L’union était recherchée mais un an après, le constat est sans appel : c’est la division qui l’a emporté. Car les politiques ont su habilement jouer en recevant tous ceux qui le demandaient, en les écoutant et les encourageant à parler, en empilant les dossiers aux demandes et conclusions contradictoires et en cherchant à faire critiquer par les uns, ce que proposaient ou faisaient les autres. Tactique que la CNSD connaît bien : des mémoires et des dossiers, elle en a produit des dizaines, elle a participé à autant d’auditions parlementaires que nécessaire, elle a exploré tout les contacts possibles… De toutes ces démarches souvent chronophages, elle a acquis la certitude qu’il fallait cibler les seuls vrais décideurs, et les écouter avant de proposer !

 

Car la récente prise de position de Brigitte Bourguignon, présidente de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, sur le blog de Viva, démontre que nos politiques sont décidément incorrigibles. Un an de lobbying ne les aura pas fait bouger d’un iota, et les aura peut-être même confortés dans leur vision dogmatique, persuadés que les chirurgiens-dentistes se braquent contre tout changement demandé par la société. Interrogée sur le reste à charge zéro, elle explique que la lutte contre le renoncement aux soins doit passer par le développement des réseaux, le tiers-payant et la baisse des tarifs. Elle tacle également le « reste à charge comportemental » ou « parcours vertueux » qui lie le niveau de remboursement des soins au comportement des personnes, approche pourtant défendue par tous les syndicats et prudemment étudiée par l’Assurance maladie. Sa crainte : qu’il aggrave les discriminations car les populations les plus fragiles y seraient réfractaires.

 

Madame Bourguignon, les bas tarifs imposés sont déjà en place sur une partie importante du secteur dentaire. Le tiers-payant existe pour les bénéficiaires de la CMU-C et la prévention. Les réseaux se développent avec la bénédiction de l’Autorité de la concurrence… Ont-ils apporté la preuve de leur efficacité ?

 

N’est-il pas temps de reconsidérer la question et de l’aborder en cherchant d’autres voies ? La CNSD entend les demandes de la société et les prend en compte.
Mais son approche consiste à apporter la vision de la profession via une démarche entrepreneuriale, la seule à même de trouver des voies compatibles qui autorisent le changement sans nuire à la qualité-sécurité de notre environnement de travail et au libre choix du patient. Cela nécessite écoute et compréhension, et cela passe inévitablement par le dialogue. Encore et toujours !

 

CATHERINE MOJAÏSKY
Présidente confédérale
Journée de la femme, notre présidente à l’honneur

Journée de la femme, notre présidente à l’honneur

Privilégier la complémentarité

Pour la journée internationale des droits de la femme, notre présidente Catherine Mojaïsky a été Interviewée pour donner son point de vue sur la place d’une femme à un poste de haute responsabilité :

« Seule femme présidente d’un syndicat médical à dominante masculine, premier en adhérents du monde libéral, j’ai pensé que ça ne changeait rien, tant que la mission était remplie. Cet avis s’est nuancé : si l’élection se fait sur la seule compétence, une fois sous le feu des projecteurs, les critères de jugement changent. Le physique et l’apparence sont scrutés, les écrits plus facilement caricaturés… Comme si une femme ne pouvait faire preuve d’analyse et de réflexion. Toute attitude combattive devient de l’agressivité. Sur les réseaux sociaux, j’ai subi des calomnies immondes, des attaques sexistes ou à caractère sexuel qu’on n’aurait jamais osées envers un homme, sans réel soutien féminin ! J’ai managé mon équipe en privilégiant la concertation, car il est peu efficace de faire preuve d’autorité face à de fortes personnalités. La complémentarité des visions hommes/femmes est indispensable pour des choix cohérents. C’est par l’exemple que l’on incite les femmes à s’engager. Car, malgré la violence subie, l’engagement reste une expérience positive… Si on a une grande résilience. »

Pour la #journeedesfemmes Espace Social Européen consacre un numéro dédié aux femmes dans la #protectionsociale. Lire les témoignages recueillis sur leur site

Désaffiliation : au bal des faussaires, le silence des pigeons

Désaffiliation : au bal des faussaires, le silence des pigeons

Se soustraire à l’obligation légale de s’affilier à la Sécurité sociale est un piège dans lequel les praticiens ne tomberont plus ! La justice a condamné cette tromperie qui, comme a pu le constater l’équipe de CNSD-Services au vu des dossiers reçus, a hélas dupé trop de consœurs et confrères…

La justice a finalement décidé d’agir contre une tromperie publique qui dure depuis 25 ans et dont les victimes se comptent par centaines(1). Quatre hommes et deux associations ont été condamnés le 22 février 2018 par le tribunal correctionnel de Paris pour « incitation au refus des assujettis de se conformer aux prescriptions de la législation de sécurité sociale. (…) La désinformation délibérément portée par les prévenus a conduit un grand nombre de cotisants à entamer des démarches dangereuses. » Les promoteurs du « Je quitte la Sécu », « Mouvement pour la liberté de la protection sociale » et de la « Liberté sociale », écopent de peines de prison et/ou d’amende, avec sursis. Le tribunal a précisé que ces délinquants, au premier rang desquels se trouve un chirurgien-dentiste retraité, n’étaient pas poursuivis pour « une opinion » mais bien pour « des actes positifs tendant à persuader le plus grand nombre » d’« enfreindre » la législation en vigueur.

Inutile précaution ? Très probablement, la tromperie va se poursuivre… Bien mieux qu’il y a 25 ans, la désinformation peut davantage prospérer aujourd’hui en surfant sur l’emphase délirante des réseaux. Avec des formules comme « l’injustice qui frappe », leur liberté d’opinion « malmenée », « torturée », etc., les charlatans éviteront de rendre des comptes aux professionnels de santé dont ils ont détruit l’avenir en les incitant à quitter la Sécu, en leur mentant sciemment sur l’application du droit.

Quelle victime sortira de l’anonymat pour leur demander des comptes ? Quel pigeon serait capable d’affronter ceux qui l’ont trompé, sachant que leurs disciples sévissent sur les médias sociaux, avec les mêmes méthodes d’intimidation, les mêmes raccourcis trompeurs et venimeux ? Si seulement quelques dizaines de chirurgiens-dentistes ont dû affronter les faillites ou les déboires interminables avec la justice pour avoir été trompés par « Je quitte la Sécu », c’est bien toute la profession qui est visée depuis deux ans par la tromperie « Je quitte la convention » !

Pas besoin de se forger une opinion, elle est faite. Pas d’autres choix que celui décrété par les antisystèmes sous prétexte que le système a des défauts ! Pas d’accord ? La réponse est au choix : l’insulte, l’anathème et/ou le déluge ordurier orchestré par des spécialistes du « salir tous ceux qui ne sont pas avec nous » ! Qui capitule ? Sur quel front ? Les cyberdentistes libertaires ne capitulent jamais : leur arsenal haineux n’a pas de limites. Et avec eux, le bal des faussaires se poursuit, en plus ample, en continu… Avec les rézos de la viralité, ils nous ont déjà servi leur premier hors-d’oeuvre, le règlement arbitral ! Quel pigeon oserait se lever pour dire stop ? À moins que les pigeons… ne soient plus vraiment des pigeons ! Comme ceux qui ont suivi les conseils de CNSD-Services. Ni les procédures fiscales, ni les intimidations matérielles ou dématérialisées ne les ont découragés. Avec eux, nous avons convaincu l’administration fiscale que, malgré la jurisprudence défavorable du Conseil d’État, de très nombreux actes non remboursables sont à finalité médicale thérapeutique et donc exonérés de TVA (2).

Loin de l’univers de boue que produit chaque jour un néo-syndicalisme nihiliste, oui, il y a des chirurgiens-dentistes sous pression, contrôlés par le fisc et qui résistent. Ils accomplissent une simple mais véritable action militante au service de tous les chirurgiens-dentistes de France. Ce sont eux l’honneur d’une profession que le bal des faussaires s’épuise à vouloir tromper.

Marc Sabek

Administrateur de CNSD-Services

 

  1. Lire « «Je quitte la sécu» ou le retour des faussaires », dans le CDF n° 1639 du 13 novembre 2014.
  2. Lire la fiche Question/Réponse « TVA et soins esthétiques », dans le CDF n° 1788-1789 du 22 février 2018.