Prothèse dentaire : une question provocante !

 

orage Approchés par une association de prothésistes peu scrupuleuse, plusieurs parlementaires, députés ou sénateurs ont été tentés de poser une question au gouvernement dont la seule vocation était de dénigrer les chirurgiens-dentistes. Il s’agissait d’émettre un doute sur leur droit juridique et déontologique d’utiliser les nouvelles technologies numériques de fabrication de prothèses dentaires. Une députée a posé la question, une sénatrice a pris conseil auprès de la CNSD...

 

 

 

Oui ! Les chirurgiens-dentistes ont le droit de fabriquer des prothèses, n’en déplaise à certains prothésistes dentaires... Surtout ceux qui ont fait poser par leur parlementaire une question fallacieuse au gouvernement. Celle-ci laisse entendre que les chirurgiens-dentistes font acte de commerce et n’ont pas les capacités requises pour utiliser les nouvelles technologies numériques et notamment la CFAO ! Si toute question est légitime, il en est certaines qui ne visent qu’à instiller un doute. Pire ! À dénigrer.

 

Une prérogative reconnue

On ne peut en vouloir à Laurence Abeille, députée écologiste, de s’être fait abuser et d’avoir inscrit cette question sur son site. On peut juste lui reprocher sa précipitation et de ne pas avoir eu le même réflexe que la sénatrice Catherine Procaccia qui a préféré demander l’avis de la CNSD. Elle aurait alors appris – ce que les prothésistes savent également – que la réalisation technique d’une prothèse dentaire fait partie de la capacité professionnelle des chirurgiens-dentistes et que leur formation initiale comprend des cours détaillés de technologie des matériaux employés en médecine bucco-dentaire. Elle aurait découvert que, depuis 1984, la jurisprudence de la cour de Cassation a toujours conforté cette prérogative en indiquant que « le chirurgien-dentiste peut déléguer la fabrication... », mais qu’il conserve l’obligation de résultat pour la prothèse et l’obligation de moyens relative aux soins pré-prothétiques. Enfin, elle aurait lu l’avis 12-A-06 de l’Autorité de la Concurrence qui précise : « les prothèses dentaires ne peuvent être réalisées “que par une personne qualifiée professionnellement ou sous le contrôle effectif et permanent de celle-ci”. Ces personnes qualifiées, en dehors des chirurgiens-dentistes pour les besoins de leurs patients, sont les prothésistes dentaires. » Voilà quelques-uns des éléments de réponse que la Confédération a fournis à Catherine Procaccia et que Laurence Abeille aurait pu recevoir également, avant d’aller toquer inutilement à la porte de la ministre de la Santé ! Alors, maintenant, une autre question s’avère légitime : les prothésistes dentaires ont-ils conscience que la fabrication d’un DMS n’est pas de même nature que celle d’un colifichet ?

 

 

Argumentaire confédéral

Cette réponse de la CNSD à l’interrogation juridique et déontologique que pose l’utilisation de nouvelles technologies numériques de fabrication de prothèses dentaires au cabinet dentaire a été adressée aux parlementaires et au ministère de la santé.

 

1/ La réalisation technique d’une prothèse dentaire (dispositif médical sur mesure) fait partie de la capacité professionnelle des chirurgiens-dentistes. La formation initiale comprend des cours détaillés de technologie des matériaux employés en médecine bucco-dentaire et leur mise en œuvre dans le cadre des étapes de laboratoire. De même la reconstitution des dents, leur mensuration et leur forme donnent lieu à des enseignements exhaustifs, sanctionnés par des épreuves pratiques et théoriques. Il ne fait aucun doute que le diplôme de docteur en chirurgie-dentaire permet de réaliser des prothèses de laboratoire.

 

La technologie des matériaux utilisés en odontologie, l’analyse des propriétés physico-chimiques et du comportement des biomatériaux en milieu biologique, est une des composantes du cursus universitaire de tous les chirurgiens-dentistes.

 

Comment peut-on mettre en doute cette compétence, alors que la fonction même du chirurgien-dentiste est bien de contrôler la bonne exécution du travail technique qui peut être délégué au laboratoire lors de l’élaboration d’un DMSM, et de le corriger ou de le rectifier, voire de le refuser, à toutes les étapes de sa fabrication ?

 

La jurisprudence de la Cour de cassation a toujours conforté les prérogatives du chirurgien-dentiste (« le chirurgien-dentiste peut déléguer la fabrication... »). C’est lui qui supporte l’obligation de résultat concernant la prothèse. Les obligations du chirurgien-dentiste en matière prothétique ont été rappelées sans aucune variation par la Cour de cassation depuis 1984 : obligation de résultat pour la prothèse (incluant la fabrication et la conception prothétique) et obligation de moyens relative aux soins préprothétiques (jurisprudence abondante : Civ 1re, 1er juillet 2010, n° 09-15.404 ; Civ 1re, 31 octobre 2012, n° 11-21.633).

 

L’avis 12-A-06 de l’Autorité de la Concurrence contient par ailleurs dans son alinéa 19 : « Aux termes de l’article 16-1 de la loi du 5 juillet 1996 relative au développement et à la promotion du commerce et de l’artisanat, les prothèses dentaires ne peuvent être réalisées “que par une personne qualifiée professionnellement ou sous le contrôle effectif et permanent de celle-ci”. Ces personnes qualifiées, en dehors des chirurgiens-dentistes pour les besoins de leurs patients, sont les prothésistes dentaires ».

 

2/ Le chirurgien-dentiste ne fait pas que prescrire une prothèse dentaire. Sa fonction est de réhabiliter la globalité de la cavité bucco-dentaire en lui rendant durablement son intégrité fonctionnelle et esthétique par des soins, de la chirurgie et de la prothèse dentaire. Pour ce faire, il recourt à tous les moyens qu’il juge nécessaires à la réalisation de son acte médical, qu’il soit prothétique ou pas. Il peut recourir à des éléments dits du commerce ou encore mettre en œuvre tous les matériaux compatibles, faire toutes les adaptations utiles et, bien entendu, s’il le juge nécessaire, réaliser entièrement une prothèse. Le chirurgien-dentiste est le concepteur de la prothèse ; il peut exercer la maîtrise intégrale de toutes les phases de sa fabrication, par tous procédés technologiques à sa disposition, il peut également, et c’est le cas le plus fréquent, en déléguer la fabrication à un laboratoire de prothèse ou bien à un prothésiste salarié au sein de son cabinet. Les phases de laboratoire ne sont que des étapes techniques dans le plan de traitement qu’il a établi pour son patient ; il en assure l’entière responsabilité et la direction à tous les niveaux. Le technicien de laboratoire doit suivre la prescription qui n’a rien à voir avec une prescription médicamenteuse, mais une prescription technique qui doit être respectée : respect de l’anatomie du patient formalisée par l’empreinte réalisée au cabinet par le praticien, du type d’appareil et de son tracé topographique et anatomique, de la forme et de la teinte des éléments cosmétiques, des propriétés mécaniques ou physico-chimiques attendues des matériaux (dureté, élasticité, résistance, translucidité,....) et de toutes les indications supplémentaires fournies par le praticien, qui est seul susceptible de connaître les particularités biologiques et médicales du patient auquel est destiné les DMSM. Le prothésiste doit d’ailleurs remettre une décla- ration de conformité à la prescription (technique) faite par le praticien.

 

La fabrication de la prothèse au cabinet par le chirurgien-dentiste lui-même ou par un prothésiste salarié du chirurgien-dentiste a toujours existé. La convention collective des cabinets dentaires a d’ailleurs toujours prévu la présence de salariés prothésistes au sein de l’équipe dentaire.

 

3/ La fabrication de la prothèse, contrairement à ce qui est écrit, n’est pas attachée obligatoirement à un diplôme à partir du moment où il existe un contrôle lors de la fabrication par une personne qualifiée (chirurgien-dentiste ou prothésiste). Dans les laboratoires de prothèse français, certains employés ont un CAP, un bac pro, plus rarement un BTS, d’autres n’ont aucun diplôme.

 

4/ Les technologies numériques de conception, de simulation, de fabrication et de contrôle sont en évolution constante. Les technologies de conception et de fabrication assistées par ordinateur dans le cycle de production des prothèses dentaires existent depuis près de 30 ans.

De la numérisation 3D à la fabrication à commande numérique par usinage ou procédé additif, la CFAO dentaire a vocation à répondre aux besoins du patient en termes de confort, de rapidité d’exécution, de diminution du nombre de séances, d’impératifs esthétiques et de biocompatibilité.

L’environnement technologique du cabinet dentaire qui a depuis longtemps intégré les technologies numériques a vocation de se développer, notamment vers toutes les formes de CFAO.

 

5/ Bien entendu, le chirurgien-dentiste qui fabrique la prothèse reste soumis au code de Déontologie inscrit dans le code de la Santé publique, il doit endosser le statut de fabricant et en assumer les obligations. Il n’y a pas plus commerce que quand il délègue la fabrication car il la réalise dans le cadre d’un plan de traitement pour son patient. Le patient aura préalablement été informé par son praticien des diverses options thérapeutiques et de leurs coûts afin de pouvoir donner son consentement éclairé.

 

 

 

 

Questionnaire DPC

 

DPCvisuelRemplissez dès maintenant ce questionnaire issu de l’OGDPC.

Il est destiné à évaluer les connaissances des praticiens sur le dispositif du Développement Professionnel Continu et permet de prendre leurs avis quant aux organismes les plus aptes à le promouvoir.

N'attendez plus, remplissez le questionnaire en ligne. En deux minutes, c'est fini !

Le cabinet du futur en avant première à l'ADF

 

cabinetfutur1« Présenter le cabinet dentaire dans lequel nous évoluerons dans 10 à 15 ans », voilà l’idée qui animait Joël Trouillet et les instances dirigeantes de la ADF dans la conception de cet espace de virtualisation situé au 4e étage du Congrés, véritable point d’orgue de l'édition 2014 de l’ADF.

 

 

3 mois de réflexion avec des membres de l’ADF, des consultations avec les industriels du secteur, des tables rondes avec des patients et des praticiens, plus de 600 heures de conceptions, un développeur, un directeur artistique, un graphiste, un intégrateur 3D, un modélisateur 3D, 2 masques de réalité virtuelle Oculus Rift, 2 fauteuils Eggs design et vous voilà en mesure de plonger dans le futur… de la dentisterie.

 

Un concentré de haute technologie

 

Pendant les 4 jours de congrès, le 4e étage a vu défiler plus de 500 visiteurs parmi les plus avides de techno et de prospective, tous pressés d’enfiler le masque Oculus Rift pour pénétrer dans le cabinet dentaire de demain. cabinetfutur3Bornes tactiles, lunettes augmentées, imprimantes 3D, lasers, capteur d’analyse salivaire, fauteuils avec écrans intégrées, miroirs connectés, murs d’images, salle de biologie et de prophylaxie, bloc opératoire, salle de soins généraux, salle d’imagerie et de CFAO, site de stérilisation, une salle d’attente, un accueil, le tout dans un véritable complexe dentaire de près de 200 m2, voilà ce qu’ont découvert les curieux qui ont passé la tête dans cette « fenêtre » d’un futur qui s’annonce très proche…

 

cabinetfutur4A la sortie de l’expérience virtuelle, les commentaires ont été très positifs et parfois étonnants, tant sur le fond que sur la forme. Si certains ont trouvé la visite « hyper réaliste avec le concept de clinique, l’impression 3D, les lunettes de réalité augmentée », d’autres ont davantage ressenti la perte de repères et les vertiges classiques d’une expérience d’immersion dans un environnement virtuel, alors que les derniers sortent de ces 6 minutes de film stupéfaits par ce concentré de haute technologie… Mais tous ont été émerveillés par la prouesse technique réalisée par la société JPB audiovisuel, prestataire de l’ADF.

 

 

Pour celles et ceux qui auraient manqué cette attraction, nous vous proposons, avec l’accord de l’ADF, de revivre l’expérience du cabinet virtuelle mais sans 3D cette fois-ci !

 

 

 

Une Web TV spéciale Congrès pour l'édition 2014

 

webtv adf1413 journalistes et techniciens, 3 présentateurs, plus de 30 heures de diffusion, près de 40 reportages, interviews et micro-trottoirs, 5 émissions plateau live quotidiennes avec un morning dès 9h15, une revue de presse, une rubrique littéraire, une émission 100 % scientifique ainsi qu'un débat quotidien animé par Thierry Guerrier, journaliste-animateur de « C'est dans l'air », etc. Pour cette édition 2014 du congrès, l'ADF a mis le paquet sur la télé...

 

Le live de l'ADF TV

Il est 9 h 00, vendredi 28 décembre 2014, Luc Lecerf, chirurgien-dentiste au Havre et secrétaire général adjoint de l'ADF, rejoint le plateau télé de la chaîne du Congrès. Eliott Fritel, correspondant de l'AFP à Sao Paulo dans le rôle du présentateur télé pour toute la durée du congrès. A quelques minutes de la prise d'antenne, Eliott relit ses notes.luc eliott adf14

 

9 h 10. Alors que les allées du congrès commencent à s'animer avec l'arrivée des exposants, les deux présentateurs prennent l'antenne et ouvrent la matinale. Au programme, une revue de presse de 8 minutes dans laquelle Luc Lecerf distille une synthèse des titres de presse écrite, radio et TV.
Et ce vendredi matin, entre le café et le croissant, les « téléspectateurs » de « l'ADF TV » ont le droit aux 8 pages des Echos consacrée intégralement au secteur dentaire avec un zoom sur le cabinet du futur, aux reportages sur le Congrès de l'ADF repris sur Télématin avec William Leymergie, mais aussi sur RFI, Europe 1, Version Fémina ou « Ça m'intéresse ».

 

9 h 15, les visiteurs commencent lentement à investir les allées du salon et derrière les vitres du plateau, les premières têtes curieuses assistent à la suite du ping-pong complice des deux animateurs, Luc et Eliott.
L'Ipad dans les mains, Luc enchaîne les sujets : l'annonce de la prochaine manifestation de la profession le 22 janvier contre le projet de loi Macron, un focus High-tech avec une sélection des meilleures applications iPad à utiliser au cabinet dentaire, etc.

 

9 h 19, Eliott clôt la revue de presse. La régie envoie le programme suivant. Et sur le conducteur préparé par la prod' est inscrit « Un livre, un Jour » : 1ère de la série de chroniques prévues pour la journée...

 

La web TV de l'ADF retransmettra en ligne ce vendredi 28 décembre, près de 10 heures de programme dédiés exclusivement à l'univers dentaire.

 

L'ADF TV la première chaîne 100% dentaire

media centerSitué au premier étage du Palais des Congrès, le « bocal » vitré de 35 m2 servant de plateau a permis de montrer aux 30 000 visiteurs et confrères émissions, débats, reportages, pendant toute la durée du congrès. pas moins de 30 heures d'images qui auront été diffusées sur les 12 écrans plasma répartis aux quatre coins du Congrès ainsi que sur le live stream du site adf.asso.fr, disponible sur smartphones et tablettes, le tout supervisé par une équipe de 13 professionnels de l'audiovisuel.

 

Avec ce dispositif, l'ADF 2014 est passé à la vitesse supérieure en matière de communication en se dotant de moyens professionnels. « L'ADF est le plus grand congrès dentaire d'Europe avec 400 exposants et 128 séances de formation continue, explique Joël Trouillet, secrétaire général de l'ADF. Il nous offre à nous tous, professionnels de la santé bucco-dentaire, une formidable tribune pour parler de tous les sujets qui impactent notre profession sans tabous. Et cette Web TV répond parfaitement à cette exigence ».


Désormais que l'on soit dans son cabinet dans la Creuse ou dans une brasserie avec son smartphone à deux pas du Palais des Congrès à Paris, il est possible de rester branché sur la première chaîne d'info 100% dentaire. « C'était une première, confie Joël Trouillet, mais le résultat est concluant et l'opération sera, bien entendu, reconduite pour la prochaine édition en 2015».

 

Les podcasts de l'ADF TV disponibles sur adf.asso.fr

Des centaines de connections ont été enregistrées en temps réel pendant la diffusion des programmes. Et ce n'est pas fini ! « Pour celles et ceux qui ont raté les débats menés chaque jour par Thierry Guerrier, le journaliste de C dans l'air, avec ses 5 invités échangeant sur la révolution technologique de la filière dentaire, le financement des soins dentaires avec des dentistes pour les seuls riches ou pour tous ou bien encore la fin du numerus clausus, le site de l'ADF propose à toutes et à tous de revoir l'intégralité des programmes en podcast sur son site adf.asso.fr jusqu'en février prochain. Même chose pour les programmes scientifiques qui ont passionné de nombreux visiteurs massés derrière les écrans pendant les six interventions en direct qui ont lieu dans le cabinet du Congrès. Retrouvez la pose d'une prothèse immédiate, la préparation et collage d'un onlay ou bien encore la séance de régénération endodontique sur adf.asso.fr.

 

Retrouvez les podcasts des débats avec en autres : cm plateau adf14

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ADF-TV, naissance de la première web-TV 100% dentaire ?

Pourquoi pas, répond l'ADF !

 

 

La Web TV de l'ADF en chiffresmaquilleuse adf14

  • 35 m2 de plateau
  • 30 heures de retransmission / 3 jours
  • 1 Journaliste Reporter d'Images
  • 1 maquilleuse
  • 2 responsables diffusion
  • 1 responsable serveur
  • 2 monteurs
  • 6 techniciens régie
  • 9 caméras plateau pilotés à distance 

 

 

 

 

 

La filière de la médecine bucco-dentaire en état d'alerte !

 

vicuel cp commundecembre14À l'issue du Congrès qui vient de fermer ses portes, l'Association dentaire française (ADF), le Conseil de l'Ordre, l'Union nationale patronales des prothésistes dentaires (UNPPD) et le Comident ont co-signé un communiqué de presse.

 

1er décembre 2014

 

Toute la filière de la médecine bucco-dentaire, incluant les chirurgiens-dentistes, les assistantes, les prothésistes dentaires et les représentants de l'industrie et de la distribution, se mobilise pour alerter l'opinion sur les effets du projet de Loi élaboré par le Ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique Emmanuel Macron.
En effet la volonté gouvernementale de déréguler l'exercice de la chirurgie-dentaire aura des effets néfastes sur la qualité et la sécurité des soins bucco-dentaires. Chacun doit être conscient des risques encourus et de ses répercussions sur la santé publique.

 

La règlementation, gage de sécurité et de qualité des soins : une force à préserver

La qualification médicale et technique de la chaîne de compétences de la médecine bucco-dentaire, le respect de la déontologie exigeante et d'une responsabilité personnelle et professionnelle sont autant de facteurs qui garantissent aux patients la qualité et la sécurité des soins bucco-dentaires.
Les mesures envisagées - dissociation de l'acte prothétique, suppression du numerus clausus, ouverture du capital des Sociétés d'exercice libéral (SEL) - sont autant d'initiatives improvisées de nature à remettre en cause des maillons essentiels de cette chaîne de compétence. La pratique d'une médecine bucco-dentaire innovante au service des patients est remise en cause.

 

L'appel de la filière de la médecine bucco-dentaire

L'ensemble des acteurs de la filière de la médecine bucco-dentaire a affirmé son union lors du dernier Congrès de l'ADF qui s'est tenu du 25 au 29 novembre et a émis le souhait de pouvoir rencontrer les différents ministères de tutelle impliqués dans ce projet pour être force de proposition.

D'une même voix, elle défendra une médecine bucco-dentaire innovante et exigeante et ce, au seul service de la santé des patients et soutiendra l'UNAPL (Union nationale des professions libérales) le 22 janvier pour exprimer ses revendications.

 

Les métiers de la médecine bucco-dentaire en chiffres :
  • 43 621 chirurgiens-dentistes
  • 17 000 prothésistes dentaires
  • 4 000 laboratoires
  • 140 entreprises de l'industrie et de la distribution
  • Plus de 100 000 emplois
  • 800 000 patients chaque jour 

 

 

Téléchargez le communiqué de presse commun ADF-ONCD-UNPPD-COMIDENT

 

 

L'UNAPL appelle à manifester à Paris le 22 janvier

 

manifLe début de l'année 2015 s'annonce chaud ! Les professionnels de santé libéraux, réunis au sein de l’UNAPL (Union nationale des professions libérales) manifesteront de nouveau à Paris, le jeudi 22 janvier 2015, contre le projet de loi Macron.

 

Cette nouvelle manifestation, décidée à l’unanimité des 62 organisations représentatives, le 27 novembre, réclamera, cette fois-ci, le retrait des toutes les mesures concernant les professions libérales. Les professions libérales sont plus que jamais déterminées, et le feront savoir.

 

Retrouvez le communiqué de presse de l'UNAPL 

 

Lettre adressée à Marisol TOURAINE et à Emmanuel MACRON

lettreMadame la Ministre,

Monsieur le Ministre,

 

Depuis la création de la Sécurité Sociale, les actes de chirurgie dentaire n'ont pas été suffisamment pris en compte ni au niveau de leurs remboursements, ni de leur importance dans la santé globale des Français.

 

Au fil du temps, la situation s’est considérablement dégradée, malgré les progrès constants de cette discipline médicale, désormais identifiée comme « médecine bucco-dentaire ».

 

Cet abandon progressif a abouti à la situation que nous connaissons aujourd’hui, à savoir :

 

Un secteur à honoraires opposables concernant un panier de soins préventifs, conservateurs et chirurgicaux (extractions, dévitalisations, composites, etc.) pris en charge par l'Assurance Maladie à « tarifs imposés », ne pouvant faire l'objet d'aucun « dépassement* ». Ces actes ne sont pas rémunérés à leur juste valeur et sont souvent même en dessous de leur coût de revient. Les difficultés récurrentes de l'Assurance Maladie ont entraîné un désengagement progressif puis systématique, la santé bucco-dentaire des Français n’ayant pas été jugée prioritaire.

 

Un secteur à honoraires libres : il s’agit essentiellement des traitements prothétiques et orthodontiques dont les bases de remboursement restent bloquées depuis bientôt de 27 ans, auxquels on peut ajouter les traitements médicaux et chirurgicaux des maladies parodontales (os et gencives) ou encore les implants.

 

Un secteur à tarif social : les bénéficiaires de la CMU-C bénéficient depuis 2000 d’une prise en charge totale de leurs soins, y compris prothétiques et orthodontiques. Les tarifs des soins délivrés aux bénéficiaires de la CMU-C sont règlementés et n’ont été revus qu’une fois partiellement, en 2006.
Leur valorisation trop basse met à la charge des chirurgiens-dentistes une partie de leur réalisation.
Vouloir résoudre l’accès aux soins prothétiques et orthodontiques en privilégiant la mise en concurrence des chirurgiens-dentistes et en dénonçant l’absence de transparence sur les honoraires est une solution tronquée et inadaptée.

Tenir les seuls chirurgiens-dentistes pour responsables de ces difficultés est une ineptie qui ne résoudra pas le problème de fond. Que dire de la participation de l'Assurance Maladie obligatoire devenue symbolique avec des remboursements inchangés depuis 26 ans et celle de l'Assurance complémentaire qui participe de façon très variable et inégale selon les contrats. Sans oublier l’équilibre financier des cabinets dentaire qui doit tenir compte des coûts de fonctionnement et des charges qui ont, dans le même temps, quasiment doublé.

 

Depuis plus de 30 ans, tous les actes à honoraires libres réalisés par les chirurgiens-dentistes font l'objet d'un devis préalable faisant apparaître le montant du traitement, prothétique ou autre, le remboursement de la Sécurité Sociale et par déduction, le reste à charge. Les mentions obligatoires de ces devis préalables figurent à la Convention Nationale des Chirurgiens-Dentistes. L’article 57 de la loi HPST de 2009 modifié par l’article 13 de la loi Fourcade de 2011 ont fait évoluer le contenu de ce devis. Les parlementaires ont estimé que la mention seule du « prix d’achat » introduite par la loi HPST sur le devis n’était pas de nature à informer totalement le patient**.

 

L’avenant n° 2 à la Convention Dentaire a défini un nouveau modèle et a précisé les modalités de calcul : ce devis décrit le traitement proposé ainsi que les différents matériaux utilisés, il indique le lieu de fabrication du dispositif médical et l’éventuelle sous-traitance, il précise le prix de « vente » du dispositif médical sur mesure proposé correspondant au coût d’élaboration du dispositif médical (coût du laboratoire + certaines charges du cabinet liées à cette fabrication), le montant des prestations de soins assurées par le praticien lors du traitement ainsi que le montant des autres charges de structure du cabinet. L’honoraire correspond à la somme de ces trois montants. En outre, le devis précise le montant restant à charge avant remboursement par l’organisme complémentaire éventuel.

 

Ces dispositions ont été approuvées par avis du Ministère des Affaires Sociales et de la Santé publié au Journal Officiel du 31 juillet 2012.

 

Depuis, ce nouveau devis se met progressivement en place, au fur et à mesure des mises à jour des logiciels métier. Nous avons donc le sentiment d’avoir, avec ce devis, parfaitement répondu à la demande de transparence qui nous était faite, tant sur la construction de nos coûts tenant compte de notre plateau technique que sur l’origine des DMSM.

 

D’où notre surprise, puis notre colère, au vu des déclarations que nous avons vu fleurir depuis le mois de juillet et l’annonce du retour de l’affichage du prix d’achat de la prothèse, sous prétexte, une nouvelle fois, de baisser les prix en instaurant un marché plus concurrentiel.

 

Faut-il rappeler que le seul prix est insuffisant pour juger de la qualité des travaux, que l’importance du plateau technique est tout aussi déterminante et que justement le devis légal actuel donne cette information au patient. Faut-il rappeler qu’aujourd’hui, les patients sont libres de choisir leur chirurgien-dentiste et de faire réaliser plusieurs devis pour les comparer.

Faut-il une nouvelle fois rappeler que cet affichage ne fera pas baisser le prix de la prothèse, car le montant payé au prothésiste n’est qu’un des paramètres qui entrent dans la construction du coût.

Faut-il rappeler que la collaboration étroite entre le chirurgien-dentiste et le prothésiste, bien éloignée d’un simple achat/vente, est une des clés de la qualité - sécurité de la fabrication des DMSM, et que la possibilité évoquée de donner au patient le choix du fabricant impactera négativement cette qualité tout en diluant les responsabilités : aujourd’hui, le chirurgien-dentiste assume seul la responsabilité de son acte.

Faut-il enfin rappeler que le seul moyen de réviser les honoraires de prothèse est de redonner une cohérence économique aux actes à tarif fixé et opposable qui représentent près de 2/3 de l’activité des chirurgiens-dentistes, mais moins d’un tiers de leurs honoraires. Il n’est plus acceptable que les tarifs de ces actes ne soient pas établis en fonction de leur coût réel. Seule une réforme ambitieuse remettant à plat la valorisation et le financement des soins bucco-dentaires peut apporter de vraies solutions aux dérives induites par le système actuel. Cette réforme ne pourra pas se mettre en place sans une impulsion de vos Ministères.

 

Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, les chirurgiens-dentistes attendent de vous des actes forts prouvant que vous avez compris la problématique des soins dentaires en France et que vous souhaitez vous attaquer àuneréforme profonde. Les annonces démagogiques et les mesures stigmatisantes ne règleront rien, sauf à détourner les patients de leurs praticiens, venir chez eux préventivement et précocement, afin d’éviter des traitements longs, complexes et coûteux.

 

Je vous prie de croire, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, à l’assurance de ma haute considération.

 

Docteur Catherine MOJAÏSKY

Présidente

Objets connectés : le grand débarquement !

 

Kolibree Avec l’arrivée des brosses à dents et autres objets connectés, les start-up et industriels partent à la conquête du secteur dentaire en mettant à disposition du grand public et des professionnels des objets de plus en plus innovants et communicants...

 

Cocorico ! Dans le secteur des objets spécialisés en dentaire, les Français assurent ! Trois Frenchies ont créé le buzz en janvier dernier avec Kolibree, la brosse à dent connectée. À l’occasion du salon de l’innovation technologique en électronique grand public de Las Vegas, Kolibree a fait sensation. Le Wall Street Journal et Wired, le magazine américain de référence dans les nouvelles techno, ont même fait l’éloge de cette innovation Made in France.

 

Le brossage en 3D

 

Kolibree, derrière ce joli nom d’oiseau se cache une brosse à dent sonique bourrée de capteurs (gyroscope-accéléromètre-magnétomètre) qui analysent le mouvement du brossage en trois dimensions. « L’outil, comme l’explique son co-fondateur Loïc Cessot, enregistre toutes les informations relatives au brossage et les transmet en bluetooth sur l’interface web d’une application disponible sur tablette ou smartphone ». Objet multi-utilisateurs, Kolibree offre en outre une expérience familiale en permettant aux parents de suivre le brossage des enfants avec une dimension professionnelle puisque les données peuvent être facilement partagées avec un chirurgien-dentiste.

 

Très intéressé par le concept et le volet prévention du produit, l’UFSBD a souhaité nouer un partenariat avec la start-up de Neuilly- sur-Seine afin de lui apporter conseil et accompagnement médical, comme le confie Julien Laupie, vice-président de l’UFSBD. Bêta-testeur avant la commercialisation du produit, Julien Laupie a pu « jouer » avec la brosse à dents et découvrir toutes ses potentialités. « La promotion de l’hygiène bucco-dentaire et la prévention guident l’action de l’UFSBD et, avec cette nouvelle brosse à dents, nous avons enfin un véritable produit qui accompagne, motive et éduque à l’hygiène dentaire, en particulier les enfants. C’est là que réside la valeur ajoutée de cet outil. Sans s’en rendre compte, il accompagne l’utilisateur dans sa pratique de manière ludo-éducative. Ça fonctionne parfaitement chez les enfants et c’est également très bien conçu pour les adultes avec une représentation graphique de la qualité de votre brossage. Pour la première fois, conclut le vice-président de l’UFSBD, avec ce type d’outil nous allons, nous, praticiens, disposer de « datas » à grande échelle, sans commune mesure avec les résultats des tests menés sur panel et commandités par les cabinets d’études. » Et ces statistiques, il n’y a pas que Kolibree qui aspire à les détenir. Avec un marché français de l’hygiène bucco-dentaire qui représentait 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2012, le mastodonte du secteur, Procteur & Gamble, et sa filiale Oral-B, leader mondial de la brosse à dents électrique, n’ont pas attendu longtemps pour sortir leur produit. Au cours de l’été, Oral-B réplique en sortant la White Pro 7000. Aux États-Unis, un autre acteur, Beam Technologies, s’est également mis sur les rangs avec la Beam Brush. Preuve s’il en est que le marché de la brosse à dents connectée offre de belles perspectives de business...

 

75 milliards d’objets connectés à l’horizon 2020 !

 

La brosse à dents connectée n’est qu’une goutte d’eau au regard de la vague d’objets connectés qui déferlent. Le chiffre de 75 milliards d’objets communicants provient d’un rapport datant de 2013, émis par le très sérieux cabinet d’étude Morgan Stanley. Nous sommes seulement en 2014 et on risque déjà la submersion ! T-shirt, stylo, casque de moto, bijou anti-agres-sion, raquette de tennis, réfrigérateur, capteur d’hydratation, porte-clefs, fourchette, moniteur de détection du sommeil de bébé, bague pour éviter de dormir au volant, etc. L’imagination des designers et des développeurs semble sans limites... À tel point que la question éthique émerge vite : jusqu’à quand connecterons-nous des objets avant de... nous connecter nous-mêmes ? Le scénario peut prêter à sourire mais certains, dans leur laboratoire, y réfléchissent très sérieusement.

 

À ce titre, il est un produit qui fait beaucoup de bruit. Vous n’en avez probablement jamais vu (moi non plus d’ailleurs) et pourtant, elles incarnent probablement cette phase de transition. Ce sont les Google Glass. Disponibles à l’achat aux États-Unis et à Londres depuis cette année, elles ont déjà été utilisées par certains praticiens outre Atlantique lors d’interventions. Seul hic, la pauvreté des applications disponibles en dentaire. Il n’en existe qu’une seule pour l’heure : « Avinent glass » et elle est uniquement destinée aux implantologistes.

Encore un peu de patience...

 

Kolibree

Avant-première à l’ADF

Après avoir été saluée par l’ensemble de la communauté high-tech de Las Vegas en janvier dernier (Consumer Electronics Show), la brosse à dents connectée made in France, Kolibree, sera présentée en avant-première en France sur le stand de l’UFSBD à l’occasion du salon de l’ADF qui se déroulera du 25 au 29 novembre prochain au Palais des Congrès, Porte Maillot à Paris. Les visiteurs pourront rencontrer les fondateurs de cette société, découvrir le produit, le tester et le commander sur place.

Rendez-vous au niveau 1, stand UFSBD, 1M20.

 

 

Contribution foncière des entreprises

 

ordi À compter du 1er octobre 2014, si votre revenu professionnel de l’année 2013 est égal ou supérieur à 60 000 €, vous devrez effectuer en ligne le paiement de vos cotisations et contributions sociales. Pour satisfaire à cette obligation, vous devez opter pour le télérèglement en vous inscrivant sur le site urssaf.fr, sous le titre « indépendants », puis « obligation de paiement en ligne ». En tant que partenaires de la Direction générale des finances publiques (DGFIP) et dans le cadre de leur mission légale de télétransmission des déclarations fiscales de leurs adhérents, les Associations agréées ont un rôle important dans l’information et le développement des téléprocédures en matière fiscale.
Aujourd’hui, la CFE et le paiement de vos cotisations Urssaf... demain, toutes nos cotisations se feront par voie électronique.

 

La création de votre « espace abonné » sur le site impots.gouv.fr et sur le site urssaf.fr est aujourd’hui plus qu’indispensable...

 

À vos claviers !

 

La CCAM pour les personnels dentaires

outil ecrou moletteACTALIANS (nouvelle dénomination de l'OPCA-PL) met à disposition des cabinets dentaires une formation en ligne pour former le personnel des cabinets dentaires (assistantes dentaires/ aides dentaires /secrétaires/réceptionnistes) à la nouvelle nomenclature CCAM.

 

Afin d'accompagner les personnels en charge de la facturation et du remboursement des patients au sein du cabinet, le service Recherche et Développement d'ACTALIANS a élaboré, à la demande de la branche professionnelle, une formation en ligne dédiée à la mise en place de la CCAM. Elle est accessible depuis le 1er octobre 2014.

 

  • Les avantages pour les employeurs et les salariés :

    • C'est une formation à distance sur ordinateur par « e-Learning » : elle peut donc se faire sur le lieu de travail
    • C'est une formation modulaire de courte durée (au maximum 3h40), Elle doit être réalisée sur une durée de 15 jours maximum. Chaque module durant 45 minutes, la formation peut se faire sur une demi-journée ou sur plusieurs jours par périodes de 45 mn.
    • C'est une formation pratique avec mise en situation pour permettre aux salariés de maitriser au mieux la CCAM et la codification des devis
  • Contenu de la formation :

    • Cette formation propose 2 parcours (novices / expérimentés) dont le déroulé et la durée sont ajustés aux besoins en compétences du salarié, identifiés en amont à l'aide d'un test de positionnement.
    • Quatre modules de formation centrés sur la pratique professionnelle :
    1. Organisation de la CCAM,
    2. Règles de la CCAM,
    3. Application des principes de la CCAM,
    4. Codification et explication d'un devis.
    • Les modalités de la formation et de prise en charge :

Pour suivre cette formation il suffit de faire une demande en ligne avec paiement direct par carte bancaire, ACTALIANS remboursant l'employeur après la fin de l'action de formation.

 

Le site pour s'inscrire : www.maformationdentaire.com 

 

  • Coût de la formation :

Le coût de la formation est de 96€ (80€ HT) par salarié avec un financement intégral des coûts de formation par ACTALIANS. Une prise en charge simplifiée auprès d'ACTALIANS (OPCA-PL) est mise en place lors de l'inscription.

 

L'étroite collaboration entre la Commission Paritaire Nationale de l'Emploi et de la Formation Professionnelle et 'ACTALIANS permet une formation la plus adaptée possible aux personnels des cabinets dentaires , formation qui évoluera en fonction de celle de la CCAM.

 

CCAM pas de nouveau report...

 

ccam uptadeL'information selon laquelle il y aurait un nouveau report de la CCAM est inexacte !

 

La CNAMTS, vient de nous confirmer par écrit que la date de mise en place de la CCAM est bel et bien effective depuis le 1er novembre 2014. Depuis cette date, "les actes techniques bucco-dentaires réalisées par les chirurgiens dentistes et les médecins doivent être codés et facturés en CCAM".  Mais pour ne pas pénaliser les patients, les caisses primaires, comme pour les médecins en leur temps, ne rejetterons pas les actes résiduels facturés en NGAP au mois de novembre.

 

Une fois encore il y a la vérité et les fossoyeurs qui la travestissent !

 

Retrouvez l'intégralité du dossier CCAM en cliquant ici

 

 

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