6e Université d'été : prévention, action !

 

affiche UE2014Cette année la 6e Université d'été qui se tiendra du 19 au 21 septembre au Cap Estérel va plus que jamais coller à l'actualité politique. Au programme : un thème raccord avec la future loi de santé publique : « Prévention - stratégie gagnante », un nouveau format en trois carrefours et une innovation : un après-midi « team building ».


La Stratégie nationale de santé, présentée en septembre dernier par Marisol Touraine, atteste de la volonté du gouvernement d'adapter le système de santé aux nouveaux défis de la société. Or, parmi les grandes orientations annoncées, la prévention figure comme un axe incontournable. C'est d'ailleurs pourquoi la CNSD a décidé de choisir ce thème pour sa 6e université d'été. La prévention bucco-dentaire fait partie du cœur de métier de chirurgien-dentiste et la profession a déjà écrit une longue histoire en la matière. Cette thématique stratégique va donc permettre de valoriser les actions existantes, mais aussi de dégager de nouvelles pistes.

Trois carrefours

Le carrefour du vendredi 19 septembre après-midi, qui a pour nom « La prévention : stratégie béton ! », apportera les premiers éléments de réponse. Placé sous la responsabilité de Doniphan Hammer, président de la commission de formation et d'implantation professionnelles, et de Benoît Perrier, conseiller technique CNSD en charge des relations avec l'UFSBD, il s'attachera à faire découvrir le cadre politique de la loi à travers une approche sociologique et des exemples internationaux.

 

Confié à Marie-Françoise Gondard-Argenti, vice-présidente de la CNSD et Pierre-Olivier Donnat, conseiller technique, le carrefour du 20 septembre matin aura pour thème « Retour vers le futur » et traitera de la cohérence entre les choix de l'orientation stratégique et l'exercice dentaire. Historique et mises en perspectives avec les défis d'aujourd'hui et de demain, cette rencontre permettra d'aborder le rôle de l'équipe dentaire et les attentes des patients.

 

Enfin, sous la houlette de la présidente Catherine Mojaïsky et du secrétaire général, Thierry Soulié, le dernier carrefour du dimanche matin baptisé « Prévention indice 50 » étudiera la solidité de l'affirmation « les dépenses en prévention d'aujourd'hui sont les économies de demain ». Cette fois ce sera donc véritablement l'aspect économique de la prévention tant avec l'évocation de nouveaux modes de rémunération, qu'à travers la sécurité et sa valorisation par l'Assurance Maladie qui sera abordé devant les 300 personnes, praticiens, étudiants intervenants extérieurs qui sont attendus.

 

Le samedi après-midi sera consacré à des activités ludiques, pensez à vous munir de tenues adaptées ! À mettre également dans votre valise le dress code de l'une des deux soirées : « noir et blanc ».

 

RETROUVEZ LE PROGRAMME COMPLET DE L'ÉDITION 2014

 

banniere ue2014

Passage à la CCAM - Ils témoignent...

 

temoignage passage ccamLe passage à la CCAM a engendré, selon les logiciels, plus ou moins de problèmes informatiques. Afin de vous aider à trouver les réponses que les hotlines ne fournissent pas toujours rapidement, la CNSD a mis en place, à l’instar de nombreux syndicats départementaux, un forum national d’échanges et de discussions. L’objectif est de répondre aux questions techniques sur la CCAM et les logiciels grâce au partage d’expériences.

 

 

Des confrères témoignent...

 

smiley1DOMINIQUE LE BRIZAULT

Praticien à Rennes (35)

Logiciel Visiodent

 

Êtes-vous passé à la CCAM ?

Je ne suis pas passé à la CCAM parce que je n’ai pas reçu de mise à jour et que la hotline était injoignable. À force d’appeler, je les ai eus samedi matin. Ils ont pris la main sur mon ordinateur et m’ont installé une version non finalisée (2014.3) avec plein de « bugs », qui fonctionne en NGAP et en CCAM. Je vais sur la version CCAM pour rentrer mes paramètres perso et quand je travaille, je suis en NGAP. Je n’ai pas encore testé le devis par exemple…

 

Quel est votre ressenti ?

Le manque de préparation de Visiodent est évident. Il n’était pas prêt au 1er juinet je ne suis pas du tout satisfait du service.

 

Comment cela fonctionne-t-il au niveau départemental ?

Le président départemental CNSD envoie toutes les semaines une lettre à tous les confrères pour faire le point, passer les dernières informations qu’il a réussi à glaner…

 

Que faudrait-il ?

Peut-être un endroit, un forum par logiciel, pour permettre des échanges entre confrères. Nous avons besoin de nous raccrocher à quelques infos, de ne pas nous sentir livrés aux éditeurs de logiciel. La CNSD a su le faire pour les formations, alors encore un effort…

 

 

smiley2SONIA VÉROT

Praticien à Ozoir-la-Ferrière (77)

Logiciel Julie

 

Êtes-vous passé à la CCAM ?

« Je suis passée à la CCAM le 1er juin et cela s’est plutôt bien passé. J’avais assisté à une formation par le biais de l’Unafoc dans les locaux de la CNSD. La clé USB de la CNSD pour le paramétrage des actes, avec un programme très bienfait, m’a vraiment aidée. Il y a bien sûr eu quelques couacs essentiellement dus à mon logiciel, Julie, mais il faut relativiser ! Nous avons fait remonter un certain de nombre de choses qui ne fonctionnaient pas très bien ou semblaient peu ergonomiques et nous attendons avec impatience une nouvelle mise à jour pour y remédier. Contacter la hotline m’a semblé peine perdue : j’ai donc répertorié les points qui me paraissaient à revoir puis leur ai fait un mail. La semaine suivante, je les ai contactés pour un problème avec les FSE. Mais ils étaient déjà au courant et tentaient d’y remédier. Cela concernait entre autres la notification du dépassement pour les prothèses adjointes métalliques : on ne pouvait pas les télétransmettre. C’est le plus gros souci que j’ai vu. Il n’y a à priori pas de problème au niveau des retours des FSE, en revanche, c’est trop tôt pour dire quoi que ce soit pour les remboursements : je n’ai pas eu de retours de patients. Mais je suis confiante ! »

 

 

smiley3CHRISTOPHE LÉMAN

Praticien à Saint-Quentin (02)

Logiciel Logos

 

Êtes-vous passé à la CCAM ?

« Mon passage à la CCAM s’est fait très facilement, le 6 juin. L’ayant moi-même programmé, mon logiciel Logos a automatiquement opéré le changement. J’ai découvert des modules d’activation de ma CCAM par le schéma dentaire de manière très logique. Des mises à jour sont effectuées quotidiennement via Internet. Pour l’heure, je n’ai pas utilisé toutes les fonctionnalités, mais je n’ai pas encore détecté d’erreur. Le paramétrage des actes me semble également fonctionner de manière assez intuitive. J’ai lu sur des forums que de nombreux praticiens rencontraient des difficultés avec les codes d’association 4 ou 1 qui n’étaient pas notés : ce n’est pas mon cas, car tout est paramétré par mon logiciel. Sur Logos, en effet, il n’existe pas de modules additionnels : tout est relié au serveur via une interface simple. Je n’ai pas réussi à joindre la hotline de l’éditeur de mon logiciel par téléphone mais j’ai pu contacter ce dernier par l’intermédiaire de forums. Aujourd’hui, il ne me manque plus que le module de démonstration mais je sais qu’il est disponible sur Internet. Si j’ai facilement basculé en CCAM, c’est aussi parce que j’ai assisté à deux formations dispensées par la CNSD. Les outils délivrés m’ont énormément aidés lors de la phase préparatoire. Je n’ai donc même pas eu besoin de solliciter l’aide de CNSD-Services.»

 

 

smiley4MICHEL SOLT

Praticien à Strasbourg (67)

Logiciel Julie

 

Êtes-vous passé à la CCAM ?

Non car le 1er juin, nous n’avions pas reçu les feuilles de soins, donc l’Uncam n’était pas prête. Pour moi, c’est simple, pas de feuilles de soins, pas de passage en CCAM. De plus, comme ça coince chez Julie, j’attends les mises à jour, ce qui ne m’empêche pas de préparer mes paramétrages. Dès que les mises à jour vont arriver, je serai prêt pour la bascule. J’ai déjà fait au moins 20 heures de préparation.

 

Quel est votre ressenti ?

La CNSD a fait son boulot mais les éditeurs de logiciels et l’Uncam n’ont pas fait le leur dans les délais impartis. Le seul reproche que forment les confrères à leur syndicat, c’est de pas avoir été informés plus tôt du rallongement du délai jusqu’au 31 juillet, car ceux qui ont fait la bascule ne peuvent revenir en arrière et beaucoup auraient attendu un peu.

 

Comment vous êtes-vous organisé pour pallier les lacunes du logiciel ?

On se débrouille et on prend notre mal en patience. On s’appelle entre confrères ayant le même logiciel et on attend les mises à jour…

 

 

smiley5HAREM CHOUGOUL

Praticien à Grenoble (38)

Logiciel Visiodent

 

Êtes-vous passé à la CCAM ?

Je ne suis pas passé à la CCAM tout bonnement parce que je n’ai pas reçu de mise à jour de mon logiciel, même pas une lettre pour s’en excuser et me donner une date. Quand j’ai réussi à joindre quelqu’un chez mon éditeur (même pas la hotline) on m’a dit d’aller sur le site télécharger une version modifiée, ce qui ne me convient pas du tout. J’attends donc tranquillement la suite et surtout un CD-Rom de mise à jour avec un mode d’emploi, etc.

 

Quel est votre ressenti ?

Très mécontent et même plus. C’est inadmissible une telle attitude de la part de l’éditeur…

 

 

smiley6LUDOVIC BRUNEAU

Praticien au Mans (72)

Logiciel Julie

 

Êtes-vous passé à la CCAM ?

Oui, j’ai franchi le pas immédiatement et je me suis retrouvé devant une mise à jour « vide ». À peine quelques actes proposés, une ergonomie très mauvaise, des abréviations d’intitulés d’actes incompréhensibles… L’un de mes associés est passé au bout de quelques jours et le second toujours pas, ce qui n’est pas sans conséquence puisque les DC en NGAP ne passent plus sur les FSE et qu’il faut faire des feuilles papiers.

 

Quel est votre ressenti ?

Un gros mécontentement à l’adresse de mon éditeur de logiciel. Il faut « bidouiller ». Plusieurs confrères sont en colère et même s’ils reconnaissent que la CNSD a fait le job, ils mettent tout le monde dans le même panier, éditeurs de logiciels, Assurance maladie, CNSD. Ils ont l’impression d’avoir fait l’effort en suivant la formation et de ne pas être récompensés. Résultat, beaucoup retardent leur passage à la CCAM dans l’attente d’une version tenant la route.

 

Que préconisez-vous ?

Il faudrait peut-être créer un forum du type « truc et astuces » sous l’égide de la CNSD où les confrères pourraient communiquer et trouver des solutions à leurs problèmes pour travailler quand même. Au niveau du syndicat départemental, on a bien fait une circulaire pour tenter d’aider les confrères avec les différents logiciels mais quelque chose de national aurait probablement plus d’impact.

 

 

smiley7EMMANUEL VRIGNAUD

Praticien à La Chataigneraie (85)

Logiciel Carestream Trophy

 

Êtes-vous passé à la CCAM ?

Oui, dès le 1er juin et globalement sans problème. J’ai bien eu quelques petits bugs au départ et aujourd’hui encore j’éprouve quelques difficultés avec le devis conventionnel et les factures que j’avais l’habitude de réaliser en dehors du logiciel. Mais, globalement, tout s’est très bien déroulé. Il faut juste vérifier la cohérence des tarifs opposables et surtout ne jamais forcer les FSE. Je n’ai même pas eu à effectuer de paramétrages, je dois reconnaître que mon logiciel a été bien conçu.

 

Que pensez-vous de ce passage ?

Il est vrai qu’ayant participé à une formation CCAM de l’Unafoc, je savais vers quoi je m’engageais, contrairement à ceux qui n’avaient rien préparé. Je sais que beaucoup de confrères n’ont pas eu la chance de disposer d’un logiciel pleinement opérationnel dès le 1er juin. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle un forum a été créé par le syndicat départemental. Il permet de trouver ensemble des solutions car, en réalité, nous ne sommes pas tous égaux devant les problèmes d’informatique ! C’est également l’occasion de resserrer les liens entre confrères…

 

Que pensez-vous de la CCAM ?

Elle est intéressante à double titre. D’abord, c’est une évolution majeure qui inscrit de manière pleine et entière notre capacité professionnelle dans le domaine médical. Et puis, elle correspond déjà à quelques revalorisations sur lesquelles il ne faut pas « cracher ». Je regrette que certains repoussent l’échéance et ne puissent profiter des revalorisations obtenues. Mais, lorsqu’il y a des problèmes de paramétrages et des bugs à répétition, on doit être plus circonspect… Surtout si l’on ne s’est pas formé au préalable.

 

 

smiley1NICOLE CHAMBERAUD

Praticien à Clermont-Ferrand (63)

Logiciel Carestream Trophy

 

Êtes-vous passé à la CCAM ?

Non ! Et ce n’est pas faute de le vouloir. Mais je n’ai reçu aucune mise à jour et mes incessants appels ou mails à la hotline sont restés sans réponse. Je n’ai aucune information de la part de mon éditeur qui pourtant me facture une maintenance assez chère. Je ne suis pas contente et ne comprends pas pourquoi, pour moi, rien ne se passe alors que l’on me dit que ce logiciel fonctionne en CCAM. J’ai posé la question sur le forum et remarqué que je n’étais pas la seule ! Pour certains, c’est tout bon, pour d’autres, dont je fais partie, c’est le vide complet. Là, cela fait 19 jours sans nouvelles… J’aurais vraiment préféré que l’on me donne au moins une date. J’aurais peut-être été furieuse mais, au moins, j’aurais su où j’allais.

 

Que pensez-vous de la CCAM ?

J’étais un peu réticente au départ et n’y voyais comme seul avantage que celui d’ancrer notre profession dans le domaine médical. Puis, après les différentes formations que j’ai suivies et les explications reçues, je me suis rendue compte qu’il y avait d’autres avantages. C’est un changement complet et sans doute pas très facile au départ car il bouscule nos habitudes mais je suis persuadée qu’au final, la CCAM va simplifier notre quotidien… Enfin, si un jour, je peux faire la bascule informatique !

 

 

smiley2FRÉDÉRIQUE ROSE

Praticien à Noailles (60)

Logiciel Visiodent

 

Êtes-vous passé à la CCAM ?

Je suis passée à la CCAM le 6 juin. Dire que ça s’est passé sans difficulté, certainement pas. J’avais prévu mon jeudi complet pour télécharger les modifications de Visiodent car je savais par mes confrères que c’était compliqué d’obtenir la hotline. Arrivée à 7h30 du matin et n’étant pas une grande informaticienne, j’ai essayé de faire les procédures comme c’était recommandé et là, impossible. J’avais décidé que, coûte que coûte, je transmettrais en CCAM le vendredi ! Alors, après un déjeuner rapide, j’ai passé mon après-midi à paramétrer : quand on doit se faire du mal, plus vite c’est fait, plus vite c’est derrière nous.

 

Comment vous êtes-vous organisée pour pallier les lacunes du logiciel ?

J’ai reçu l’aide de la hotline mais à quel prix ! Je me suis armée de patience car elle était saturée dès l’ouverture à 9h. Je l’ai obtenue en acceptant, après avoir renoncé plusieurs fois, d’écouter leur musique douce d’attente pendant 20 minutes. La personne qui a répondu était compétente et a pris la main sur mon serveur puis sur mes deux autres postes. Elle a tout réglé en quelques minutes (moins de trente). Puis, je me suis aidée de la vidéo de démonstration pour me familiariser avec la nouvelle mouture du logiciel. J’ai eu l’agréable surprise devoir qu’aucun acte de soins opposables ni de prothèses CMU n’étaient à paramétrer. Je n’avais donc qu’à entrer mes compléments d’honoraires de prothèse et surtout mettre en sommeil, comme montré dans la démo, les actes que je n’utilisais jamais pour qu’ils ne puissent pas se présenter à mon choix et donc limiter le temps de saisie. Mais, à côté de cela, beaucoup de bugs obligent à s’adapter d’une façon pas simple à ce qui devrait l’être. Par exemple, cliquer dans un recoin difficilement identifiable la case 4 d’association quand on réalise plusieurs actes sur la même FSE.

 

Quel est votre ressenti ?

J’ai tenu le pari que je m’étais fixé de commencer dès le vendredi matin. J’ai été hyper en retard pendant trois jours d’utilisation mais c’est le péage... et aucun regret. Tous les jours, on découvre comment adapter la riposte à la menace des logiciels qui ont été mal préparés. Mais, pour positiver, quelque part, c’est bon pour les neurones ! On n’arrête pas de se plaindre que tout va mal et dès qu’il faut changer profondément ses habitudes, on « balise ». Si j’ai un conseil à donner : de toute façon, ça va pas se faire sans « bazar », alors jetez-vous à l’eau et vous serez surpris de voir que progressivement, les problèmes trouvent des solutions et au final, vous direz « c’est tout ? »

 

Que pensez-vous de l’arrivée de la CCAM ?

Dans l’immédiat, la bonne nouvelle ce sont les augmentations tarifaires même lights qui donnent un peu de réconfort en compensation des difficultés de mise en place. Puis, les moments difficiles passés, c’est un outil utile et adapté pour décrire notre activité. À terme, il va simplifier les choses et notamment nos rapports avec les assureurs. Nous avons maintenant une liste d’actes irréfutablement médicaux qui nous préservent d’être traités en « vendeurs », au même titre que les opticiens par exemple. Les médecins ont passé le cap depuis longtemps et ont eu la preuve de l’intérêt à l’avoir fait ! Ce qui me semble très important, c’est la possibilité de négociation tarifaire, acte par acte, qui permettra une évolution plus régulière des honoraires puisque le frein d’une dépense considérable d’un coup, par variation du montant des lettres-clés ou du coefficient, disparaît.

 

 

smiley3JEAN GÉLI

Praticien à Avignon (84)

Logiciel Ardion

 

Êtes-vous passé à la CCAM ?

Oui, depuis la mi-juin. Si moi, j’étais prêt à le faire dès le 1er juin, cela n’était pas possible car mon éditeur n’avait pas encore reçu l’agrément. J’utilise un logiciel un peu confidentiel puisque nous devons être 400 praticiens à nous en servir, principalement en région PACA. Globalement, je n’ai pas eu de soucis. Évidemment, j’ai quelques messages d’alertes qui apparaissent. Mais ils sont autant dus à de fausses manœuvres de l’opérateur qu’à des bugs éventuels du logiciel.

 

Quel est votre ressenti ?

On s’en fait une montagne au début mais, finalement, cela n’a pas été aussi compliqué. C’est même assez ludique. Bien sûr, il faut changer ses habitudes, bien sûr, il faut faire quelques efforts pour s’approprier la CCAM, comprendre ses subtilités mais, au final, c’est très bien. J’ai déjà fait part de mon ressenti et osé cette comparaison : c’est un peu comme perdre son pucelage. Au début, on a peur mais une fois que c’est fait, on se demande pourquoi on ne l’a pas fait avant !

 

Que pensez-vous de la CCAM ?

La CCAM est porteuse de progrès pour notre profession, à plusieurs niveaux. Tout d'abord, elle fait de notre discipline une spécialité médicale à part entière, puisque presque tous nos actes sont inscrits dans un catalogue d'actes médicaux, au même titre que tous ceux pratiqués par les titulaires du titre de docteur en médecine. Ensuite, elle détaille et justifie toutes les séquences de notre activité, ce qui est source de transparence tant vis-à-vis de nos patients que de leurs assureurs ; devis et notes d'honoraires ne peuvent qu'en être facilités. Enfin, elle est génératrice, d'une part, de revalorisations d'honoraires et, d'autre part, de possibilités de facturations jusque là inconnues, ce qui aura une incidence économique positive fort appréciable. Cela étant, que l'on ne se méprenne pas : le passage à la CCAM demandera à tous les praticiens un effort d'adaptation, mais ce dernier sera d'autant plus facile à fournir que l'intérêt de la démarche paraîtra évident. C'est aussi pourquoi je crois qu’il est indispensable que la CCAM soit apprise et expliquée au cours des études dentaires. Il faut vraiment qu’elle soit enseignée à la faculté afin que les praticiens débutants acquièrent tout de suite l’habitude de travailler avec cette nouvelle nomenclature en comprenant sa logique et en assimilant ses subtilités et ses innovations.

 

 

smiley4JEAN-PAUL ESBRARD

Praticien à Angoulême (16)

Logiciel Gesdent  

 

Êtes-vous passé à la CCAM ?

Non et c’est complètement anormal. Au départ, la version CCAM devait être proposée pour le 18 juin, un mail du 12 juin nous a appris par la suite que la version serait prête d'ici le 30 juin. J’ai écrit à mon éditeur car beaucoup de confrères furieux m’ont appelé pour savoir de quelles informations je disposais. De plus, nous sommes de facto pénalisés car on ne peut pas profiter des revalorisations, à moins de revenir à la feuille papier ! La surprise est que, pour les confrères de ma génération qui ont profité de cette occasion pour s’informatiser, tout marche bien.

 

Que pensez-vous de la CCAM ?

C’est un progrès indéniable qui permettra de faire évoluer les libellés indépendamment les uns des autres. Elle nous donnera plus de souplesse en accueillant les nouveaux actes plus facilement et en s'affranchissant des lettres-clés. Avec la NGAP, il fallait tout changer en même temps. Là, nous avons un système qui, outre le fait de nous inscrire définitivement parmi les professions de santé, nous permet d’étudier et valoriser au cas par cas les actes que nous réalisons. J’ai suivi des formations, pris du temps pour appréhender ce nouveau système et aujourd’hui, j’attends que mon éditeur me transmette sa mise à jour… Je peux vous dire que les confrères qui sont dans la même situation que moi sont excédés !

 

 

smiley6LAURE DAVIAUX

Praticienne à Bussy-Saint-Georges - Marne La Vallée (77)

Logiciel Macdent

 

Êtes-vous passé à la CCAM ?

Oui, depuis le 2 juin. J’étais très motivée mais j’ai eu de gros soucis avec mon logiciel, car j’avais tout bien paramétré et, le jour J, tout a « planté ». Nous n’avions pas été prévenus qu’avec la mise à jour du 23 mai, le logiciel ne télétransmettait pas les FSE. Résultat, je suis revenue aux feuilles papier et je recopie ce que je rentre sur mon ordinateur dans l’attente de la dernière mise à jour.

 

Pourquoi étiez-vous si motivée ?

Parce que la CCAM est un outil formidable pour mon activité de parodontologie. Auparavant, tous mes actes étaient hors nomenclatures et le patient pouvait penser que si la sécurité sociale ne reconnaissait pas ces actes, cela signifiait qu’ils n’étaient pas médicalement justifiés. Désormais, je facture des actes qui sont reconnus par la HAS, la sécu et les mutuelles, qui ont un code et un libellé standardisé. Je communique donc mieux avec mes patients mais aussi avec les mutuelles car ces dernières pourront rapidement donner les conditions de prise en charge de mes actes. La CCAM reflète bien mieux ma pratique, c’est un outil d'avenir.

 

 

smiley7NICOLAS RENOUARD

Praticien à Montauban

Logiciel Julie

 

Quand êtes-vous passé en CCAM ?

J'ai basculé en début de semaine quand nous avons reçu la version 68 de Julie qui apporte beaucoup d'améliorations. Je l'ai téléchargée et après avoir passé une demi-journée à vérifier et à personnaliser les paramétrages, ainsi qu'à rentrer mes honoraires, je me suis décidé à rejoindre la CCAM.

 

Le passage s’est s'est-il bien déroulé ?

Absolument ; lundi matin sans problème ; les feuilles de soins électroniques fonctionnent très bien puisque j'ai eu en trois jours un seul retour concernant un complet Haut, pour lequel on me demandait des numéros de dents. Il reste donc probablement encore quelques bugs mais ce qui est important, c'est qu'ils ne sont pas bloquants et n'empêchent nullement de travailler.

 

Quel est votre ressenti aujourd'hui ?

Finalement, l’effort est le même que lorsque j'ai dû passer à l'informatique, c'est-à-dire tenir des fiches patients sur un ordinateur, puis nous avons eu le passage à la télétransmission. Et aujourd'hui, le passage à la CCAM. Chaque fois, on s'en fait une montagne alors que ça n'est pas si compliqué, et très rapidement on passe à autre chose. La seule raison de mon non-basculement au 1er juin était que sur la première mise à jour, je ne trouvais pas les éléments me permettant le passage sans blocage. Mon ressenti est tout de même que les éditeurs de logiciels n'ont pas été à la hauteur pour la date prévue, même si aujourd'hui la situation est largement meilleure et suffisante pour un basculement.

 

Que conseillez-vous à vos confrères ?

Pour ceux qui ont le logiciel Julie, très honnêtement il n'y a plus de raison d'attendre car, comme je vous l'ai dit, les petits bugs ne sont pas bloquants. Il faudra bien un temps d'adaptation de toute façon, et attendre la fin juillet ne se justifie plus : il faut y aller maintenant. D'autant que l'augmentation des honoraires n'est pas négligeable si l'on en juge par certains actes. Par exemple, lorsque l'on fait deux angles reliés sur une même dent, ce n'est pas du tout pareil d’en facturer un seul hier et deux aujourd'hui.

 

 

smiley1PIERRE PRUNEL

Praticien à Saint-Maur-des-Fossés

Logiciel Axisanté (Axilog)

 

Comment s’est déroulé votre passage à la CCAM ?

Mal, très mal ! Lorsque j’ai choisi mon logiciel, Axilog appartenait à France Télécom en qui j’avais confiance. Mais depuis, cette société a été vendue à Compu Group Medical et franchement, c’est la catastrophe. Cela a débuté dès la mise en place du devis légal. Obligatoire depuis 2012, je ne peux le faire sur ordinateur que depuis mai 2014. Je les ai contactés plusieurs fois dès septembre 2013, par téléphone, mail, même courrier avec AR pour réclamer la mise à jour. Tout est resté lettre morte alors que, pendant ce temps, la Direction départementale de la protection des populations procédait à des contrôles dans le département. J’ai finalement été invité à une formation un soir. Mais surplace, j’ai découvert que celle-ci ne concernait que les médecins. Ils étaient cent, nous n’étions que deux chirurgiens-dentistes ! Bref, cette société se moque allègrement de nous… Elle a même osé m’affirmer que le passage à la CCAM ne devait se faire que le 1er août !

 

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Après être enfin passé en version 1.40 en mai dernier, j’ai reçu une mise à jour CCAM le 13 juin. Là, j’ai découvert une version brute de la CCAM sans aucun travail fait pour me faciliter la tâche. J’ai vraiment l’impression de devoir me transformer en praticien-informaticien. Or, c’est l’outil qui doit être à mon service et non l’inverse. Cerise sur le gâteau, ils en profitent pour augmenter les coûts de maintenance à partir de juillet !

 

Que pensez-vous de la CCAM ?

Aujourd’hui, elle ne m’apporte que des problèmes à cause du logiciel. Il est donc trop tôt pour avoir une opinion car je ne suis pas maître de l’outil. En plus, je ne peux pas profiter des revalorisations. Je crois que la CCAM devra m’apporter une amélioration mais il faudra attendre quelques mois pour que je puisse le dire !

 

 

smiley2SÉBASTIEN MALHERBE

Praticien à Mâcon

Logiciel Agatha

 

Êtes-vous passé à la CCAM ?

Oui, dès le dimanche 1er juin et je figure même parmi les premiers à avoir télétransmis car j’étais de garde. Tout s’est très bien passé ! J’avais reçu la mise à jour le 30 mai avec, en plus, le numéro de téléphone du directeur de l’éditeur d’Agatha et celui d’un informaticien au cas où. Après une petite heure de paramétrage personnel, je n’ai finalement eu depuis que quelques petits bugs. J’ai transmis les mails de refus des Caisses à la hotline et c’est Agatha qui a ensuite fait le lien. Bref, j’ai été très chanceux de choisir ce logiciel quand j’entends les problèmes que rencontrent mes confrères !

 

Que pensez-vous de la CCAM ?

Elle était nécessaire parce que les médecins y sont passés. Mais était-elle nécessaire pour les médecins ? Car le risque que j’y vois c’est l’utilisation des données issues du codage de notre activité par les Mutuelles. Je crains que l’on soit maintenant beaucoup plus surveillé et que les Mutuelles utilisent tous ces renseignements pour créer des réseaux fermés ou décident de bases de remboursements qui tiennent plus compte de leur propre rentabilité que de la nécessité médicale.

 

Tout est-il négatif ?

Non, car la CCAM, c’est aussi un grand effort de précision de nos actes assortie d’une justification médicale mieux affirmée. Par exemple, il m’est plus facile de facturer aujourd’hui à mes patients une désobturation canalaire car elle figure dans la CCAM. Par ailleurs, il y a aussi quelques revalorisations d’acte. On trouve toujours que ce n’est pas assez mais au regard des baisses tarifaires de certains actes pour certains médecins, c’est quand même mieux que rien !

 

 

 

 

 

 

 

 

CCAM : débogage et solutions...

 

logo ccam siteUne réunion de suivi de la CCAM a eu lieu le vendredi 26 juin 2014 avec les représentants de la CNAMTS. L'occasion de faire un nouvel état des lieux et de revenir sur quelques points essentiels de l'outil. Remontée des bugs, situation des différents acteurs partie prenante dans la mise en oeuvre de la CCAM, soutien des services techniques de l'Assurance Maladie envers les éditeurs initialement en difficultés, recensement des anomalies pour ne pénaliser ni les praticiens ni les patients, voilà quel était l'objet de cette rencontre. Bien que l'application définitive de la CCAM dans les cabinets dentaires doive intervenir le 31 juillet prochain, d'autres réunions de ce type se tiendront dans les mois prochains afin de faire évoluer et vivre cette CCAM.
En attendant, retrouvez ci-dessous les solutions aux problèmes ou bugs les plus couramment rencontrés par les confrères.

 

 

1. Problèmes de fonctionnement

 

1.1. Le codage de la cavité buccale :

Le logiciel de traitement des facturations de la CNAMTS ne reconnaît pas la localisation 00 pour la numérotation de la cavité buccale. Cette numérotation doit être remplacée par les codes 01 et 02 correspondant à l’arcade supérieure et inférieure au moment de la saisie des numéros de dents par le chirurgien-dentiste dans son logiciel.

 

Si le praticien a eu un rejet correspondant au refus de reconnaissance du code dent 00 de la part d’une CPAM, la CNAMTS souhaite qu’il refasse une nouvelle feuille de soins comprenant l’acte refusé avec le bon codage dentaire 01 02. Toutefois, la CNSD a demandé que cette anomalie, qui n’est pas du fait du praticien, soit également traitée manuellement par les Caisses afin de limiter les rejets. Ceci a principalement touché les actes correspondant au détartrage.

 

Le codage 01 et 02 des arcades dentaires a toutefois, lui aussi, généré des soucis. Le logiciel de traitement de la CNAMTS enlevant le 0 lors d’un contrôle de cohérence numérique gérait une erreur de comparaison avec les numéros de dents incompatibles présents dans une table CCAM, 1 n’étant pas égal à 01.

 

Ce « bug » est maintenant corrigé. Vous ne devez plus avoir de souci sur l’utilisation des codes 01 et 02.

 

Si vous avez eu un rejet correspondant au refus de reconnaissance du code dent 01 ou 02 de la part d’une CPAM, il n’est pas nécessaire de refaire une nouvelle feuille de soins comprenant l’acte refusé, les CPAM traitant manuellement le bug pour l’accepter en facturation.

 

1.2. Adjonction des 2e et 3e inter de bridge

Contrairement à ce qui avait été soutenu par les services techniques, le système n’accepte pas une base de remboursement à zéro. En conséquence, l’Assurance Maladie mettra en œuvre des moyens techniques parallèles pour liquider les feuilles présentées au remboursement, sans modifier la pratique de nos confrères.

 

Si vous avez eu un rejet correspondant au refus de prise en charge du 2e et 3e inter de bridge de la part d’une CPAM, il n’est pas nécessaire de refaire une nouvelle feuille de soins comprenant l’acte refusé, les CPAM traitant parallèlement l’acte remboursable à 0 € pour l’accepter en facturation.

 

1.3. Dents de lait

Une erreur de saisie dans la base Sesam-Vitale empêche la facturation des restaurations une face sur les dents 71-72-73.

 

Dans l’attente d’une mise à jour qui se fera dans une prochaine version de la CCAM, vous pouvez remplacer les numéros de ces dents par leurs homologues 61-62-63.

 

1.4. Problème de facturation des lettres-clés D et DC

Il s’agit, là encore, d’une erreur dans une table Sesam-Vitale qui empêchait la facturation en NGAP de nos actes de chirurgie.

 

Le problème est à ce jour résolu. Sachant que le passage en CCAM supprimait de fait ce bug.

 

1.5. Code activité 4 et actes de chirugie « lourde »

L’association du code activité 4 (anesthésie générale) à certains actes de chirurgie les a fait disparaître de la version 34 de la CCAM installée dans les cabinets dentaires. Ils ne sont donc plus disponibles dans nos logiciels ce qui les rend, en théorie, réservés au secteur hospitalier.

 

Ce blocage était déjà contesté en 2006 par les chirurgiens maxillo-faciaux qui ne pouvaient pas réaliser certains actes en ambulatoire.

 

Si vous effectuez un acte de cette catégorie, vous pouvez créer et rajouter votre acte manquant dans votre nomenclature à partir des éléments décrits dans la CCAM. La télétransmission de cet acte n’est pas possible ; il doit être facturé sur une feuille de soins papier.

 

La CNSD travaille avec les stomatos et les maxillo-faciaux à la réintégration de tous ces actes dans la base de données fournie par le GIE Sesam-Vitale.

 

1.6. Association radio panoramique - téléradiographie

Depuis 2009, une nouvelle règle s’applique aux actes de radiologie conventionnelle : seul le premier acte est facturable à taux plein, les suivants sont facturables à 50 %. Cette règle s’appliquait également à la NGAP, mais nous étions passés au travers.

 

Nous avons obtenu l’association à taux plein de la plupart des actes bucco-dentaires, radios spécifiquement dentaires comprises (chapitre 7). Mais les téléradios faisant partie du chapitre 11 « radiographies de la tête », la règle générale leur est applicable. La CNSD cherche une solution avec la CNAMTS.

 

1.7. Codes associations

Contrairement à ce qui avait été dit lors de certaines formations, les codes association ne sont pas nécessaires sur les actes complémentaires (radios, pilier et inter de bridge, etc …) lorsqu’il n’y a que l’acte principal et son geste complémentaire effectués dans la même séance

 

1.8 Prothèse dentaire complète transvissée implantoportée

La CNSD a fait déplacer dans le classement hiérarchique l’acte HBLD030 : pose d’une prothèse dentaire complète transvissée implantoportée. À sa place actuelle, dans le sous-paragraphe 07.02.03.04. pose de prothèse dentaire fixée dentoportée ou implantoportée de la CCAM, cet acte était considéré comme un bridge et ne devait pas être pris en charge.

 

Pour ne pas pénaliser les pratiques habituelles et le remboursement du patient, nous avons convenu qu’il soit inscrit dans le sous chapitre 07.02.03.03 pose de prothèse dentaire amovible, afin qu’il reste remboursable et pris en charge sans condition.

 

 

2. Tarif d’autorité

Le tarif d’autorité applicable aux actes bucco-dentaires s’établit à 16 % de la base de remboursement, identique aux médecins. Cette mesure est dès à présent applicable, même si elle nécessite encore une mise à jour du dispositif réglementaire.

 

3. CMU-C - Périmètre du panier de soins :

 

- Bridge : en dehors du bridge de base pris en charge, selon les modalités arrêtées dans l’avenant n° 3, les adjonctions d’éléments complémentaires pour des bridges plus étendus relèvent du droit commun.

 

Elles sont prises en charge à 100 % de la base de remboursement, mais pas au-delà, les tarifs restant libres, sur devis avec tact et mesure.

 

- Couronnes céramo-céramiques : elles ne font pas partie du panier de soins CMU-C et relèvent donc du droit commun, prises en charge à 100 % de la base de remboursement, les tarifs restant libres, sur devis avec tact et mesure.

 

- Couronnes céramo-métalliques sur dents postérieures : l’ancien point réglementaire 70 reste toujours en vigueur.

 

Il sera donc possible de réaliser une céramique sur une molaire, remboursée sur la base de 230 €, les tarifs restant libres, sur devis avec tact et mesure.

 

- Code de transposition : la précision des codes CCAM leur fait perdre toute raison d’être. Ils sont donc limités aux trois premières lettres.

 

 En savoir toujours plus sur la CCAM :

 

 

62,5 % des praticiens confiants dans l'avenir

 

chiffresLe saviez-vous ?

 

D'après un sondage publié le 20 juin*, 62,5 % des chirurgiens-dentistes disent avoir confiance en l'avenir...  Ils viennent juste après les infirmiers (65,8%) et loin devant les pharmaciens (50%) ou les médecins (46,6%).


87,5% des chirurgiens-dentistes estiment avoir une bonne image auprès des Français, ce qui s'est vérifié dans les précédents sondages auprès de ces derniers. Enfin, 68,8% estiment.que leurs conditions de travail sont difficiles et ce, pour trois raisons : contraintes administratives (33%), patients exigents et stressés (33%), dégradation des conditions de travail (29%).

 

*Sondage Viavoice pour le groupe Pasteur Mutualité réalisé du 25 mars au 10 avril 2014 auprès de 403 personnes représentatives des professionnels de santé.

Accessibilité : une période transitoire jusqu'en 2018

 

accessibilite reportLes cabinets dentaires doivent se trouver en conformité avec les règles d’accessibilité prévues par la loi de 2005.Un certain nombre de motifs de dérogation à ces règles existent et peuvent être utilisées par les confrères. Un IMPERATIF cette demande de dérogation doit être déposée avant le 31/12/14, aucune demande de dérogation n’étant acceptée après cette date. En cas de refus de cette demande sur tout ou partie, s’ouvrira alors une période de transition pouvant aller jusqu’à 3 ans, les Ad’AP (agenda d’accessibilité programmé) dont le dépôt doit intervenir dans l’année qui suit la publication des ordonnances en cours, soit approximativement jusqu’à juillet 2015.

 

A noter que les futures Commissions Consultatives Départementales de Sécurité et d’Accessibilité sont chargées de recenser la totalité des structures recevant du public, et passer au travers des mailles du filet sera difficile.

 

 

+ d'infos :

 

 

audit accessibilite banniere

Industrie dentaire : l'activité européenne repart

 

materiel dentaireAprès une légère baisse en 2012, les ventes de produits et matériels dentaires au niveau européen sont reparties à la hausse en 2013, selon les données de l’Association des dépôts dentaires européens (ADDE) et la Fédération de l’industrie dentaire européenne (FIDE), relayées par le Comident (Union des industries du monde dentaire) le 11 juin.

 
Les ventes totales en Europe se sont établies en 2013 à 6,26 milliards d’euros, emmenées principalement par l’Allemagne (2,46 Mds) et la France (1,08 Md), tandis que le marché italien continue de reculer (en baisse depuis 2010) et le marché anglais, moins important, poursuit une lente progression (441 millions d’euros). Ce redressement touche principalement les ventes de consommables (3,33 Mds), alors que les ventes d’équipements restent stables (1,38 Md), mais toutefois en-dessous du seuil de 2010 (1,46 Md).

 

 

Numerus clausus : Bruxelles le remet en cause !

numerus-claususBruxelles souhaiterait-elle "casser" le numerus clausus français ? La menace plane à la lecture de la recommandation publiée début juin émanant de la Commission européenne. Sous couvert de faciliter "l'accès aux services", Bruxelles serait prête à faire tomber les "barrières à l'exercice" dans la santé comme elle l'a fait pour les vétérinaires.
La réalité est tout autre ! Bruxelles ne retient que l'aspect économique. En effet, davantage de concurrence induit une baisse des prestations et une activité accrue donc de la croissance; sauf qu'en France, pays aux prestations socialisées, les honoraires ne sont pas soumis à concurrence ( sauf prothèses et quelques autres secteurs ).

 

Par conséquent :  + de praticiens = + de dépenses de l'assurance maladie

 

La remarque de la commission à la France est donc, selon nous, mal fondée d'autant plus que les prestations sociales de la France jouent le rôle d'un aspirateur de praticiens étrangers dont le souci n'est pas nécessairement la santé publique mais la garantie de revenus conséquents par rapport à leur pays d'origine.

 

"Nous savons, comme le rappelle Thierry soulié, secrétaire général de la CNSD, que certains pays proposent des formations dans des centres où le nombre d’étudiants admis dépasse largement les besoins et dont les critères d’entrée sont loin d’être aussi sélectifs que les nôtres. Cela crée des distorsions que notre Europe doit prendre en compte. À quoi bon former sans compter des étudiants, sans répondre aux besoins des pays en déficit de soins ?"

 

La voilà la vraie question ! Car numerus clausus ou pas, l'essentiel est de pourvoir aux besoins de santé d'une population et jusqu'à preuve du contraire, le système français y est parvenu même si, comme le reconnait Marisol Touraine, le système n'est pas parfait et qu'il conviendrait "plutôt de rééquilibrer la répartition des professionnels de santé sur le territoire"...

 

Quoiqu'il en soit, le sujet est sur le table à Bruxelles et le dossier est ouvert... Affaire à suivre

 

 

+ d'infos :

Recommandation du Conseil concernant le programme national de réforme de la France pour 2014 et portant avis du Conseil sur le programme de stabilité de la France pour 2014

Exit le DMP, voici le DMP !

DMPDix ans après ses tentatives de déploiement, le dossier médical personnel (DMP) devrait quitter le giron de l’Asip Santé pour être de nouveau géré par la Cnamts. Voilà l'un des éléments contenu dans les orientations de la loi de santé présentées par Marisol Touraine le 19 juin dernier.

Le dossier médical ne serait plus « personnel » mais « partagé ». Il sera réorienté sur les maladies chroniques et les personnes âgées.


Initialement prévu pour tous les Français, la version 1 du DMP aurait du être finalisée en... 2007. Mais 7 ans plus tard, le DMP patine toujours. Pour accélérer son déploiement, la ministre de la Santé veut aujourd’hui en faire "un outil de partage d’information » et non plus un dossier du seul patient à proprement parler.

 

Sources : TICsanté.com

 

Retrouvez également notre dossier sur le DMP

Les orientations de la stratégie nationale de santé dévoilées...

 

visuel orientation loi santeMarisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a présenté ce matin les orientations de la loi de santé aux professionnels du secteur.

 

Neuf mois après le lancement de la Stratégie nationale de santé, la ministre a dévoilé les solutions du gouvernement aux défis structurels de notre système de santé.

 

 

 

 

La stratégie nationale de santé en images

 

 

 + d'infos :

Téléchargez la présentation des orientations du projet de loi santé Jeudi 19 juin 2014

 

Sur le même thème :

25 propositions de la CNSD pour la stratégie nationale de santé (09/04/2014)

 

 

Réactions de la présidente confédérale, Catherine Mojaïsky

 

Prévention toute !

« S’il y a bien un domaine dans lequel la prévention a tout son sens, c’est bien le nôtre, affirme Catherine Mojaïsky. J’espère que l’absence du bucco-dentaire dans le discours de la ministre n’est pas un oubli de fond, mais uniquement due au fait qu’elle ne peut pas citer tous les sujets. » La ministre aurait pourtant pu l’intégrer puisqu’elle a annoncé son choix de « donner la priorité à la jeunesse » en créant un parcours éducatif en santé à l’école et en luttant contre les addictions (tabac, alcool). Dans ce cadre, elle a affirmé la responsabilité pleine et entière des professionnels de santé dans la prévention. Une façon de les rassurer en leur affirmant qu’ils n’en seront pas écartés, ce que certains craignaient.

Elle a également annoncé dans ce domaine la création de l’Institut pour la prévention, la veille et l’intervention en santé publique qui regroupera les compétences aujourd’hui disséminées dans des structures existantes. « Cela va dans le sens de la 1ère de nos 25 propositions, remarque la présidente de la CNSD. Nous y souhaitions la création d’un observatoire de la santé bucco-dentaire, car il est absolument nécessaire de disposer d’indicateurs fiables pour pouvoir mettre en œuvre des mesures d’amélioration, en particulier en terme de prévention. Encore faut-il que le bucco-dentaire soit bien pris en compte comme un des champs d’étude du futur institut. »

 

 

Le mystérieux service territorial de santé au public

L’autre grand pilier de la loi à venir sera le renforcement de l’approche territoriale. Cela se traduit par l’annonce de la création d’un service territorial de santé au public. Parions que ce concept donnera lieu à moult exégèses, tant son contour n’apparaît pas très clairement dans les propos de la ministre malgré ses efforts : « Concrètement, le service territorial de santé au public mettra en place une organisation accessible, lisible, compréhensible. Il doit faciliter la structuration territoriale des soins primaires. Il concernera au moins cinq domaines clefs : les soins de proximité, la permanence des soins, la prévention, la santé mentale et l'accès aux soins des personnes handicapées. » Et de prendre un exemple pour tenter d’éclairer l’assistance : « aujourd’hui, il est souvent difficile pour les parents d’un enfant handicapé de trouver le bon professionnel pour, par exemple, des soins dentaires. Demain, grâce à l’organisation du service territorial, ils sauront à quelle porte frapper. » Point important, ce service territorial devrait être mis en place et conçu par les acteurs de chaque territoire en fonction des problématiques propre au lieu et aux forces en présence. Avec, pour constante, un rôle renforcé des ARS qui « pourront réorienter leurs financements : par exemple, pour être autorisées, certaines activités seront conditionnées à la participation de leur titulaire à la permanence des soins. »

Retrouvez l'intégralité de l'article dans votre prochain CDF à paraître le 25-26 juin prochain

 

 

 

 

De 8 à 11 milliards d'économies sur l'Assurance Maladie...

 

CourdescomptesSelon la Cour des comptes, c'est possible ! Mardi, la Cour des comptes a rendu son rapport sur les perspectives des finances publiques. Et le constat général démontre une fois de plus que le compte n'y est pas... pour "réduire de manière significative et durable la dépense publique" comme le mentionne le rapport. Et en ce qui concerne la branche maladie, cela fait 14 ans que cela dure, 14 années dans le rouge !

 

 

Pour rappel les dépenses de l'assurance maladie devraient atteindre, d'après les propres projections de l'Assurance maladie, 210 milliards d'euros en 2015 contre 140 milliards en 2006 soit une hausse de 50 % en 9 ans. A moins que... à moins que les pistes annoncées dans ce rapport soient suivies...

 

Dans son rapport, la Cour des comptes préconise un plan d'économies de 8,55 à 11,75 milliards d'euros sur les sept grands postes de dépenses de l'assurance maladie. 5 milliards reposeraient sur la chirurgie ambulatoire et la restructuration des lits hospitaliers, de 2 à 5 milliards d'euros proviendraient d'une refonte de la politique de fixation des prix et d'admission au remboursement des médicaments, les analyses médicales seraient pour leur part impactées à hauteur de 500 millions d'euros, les indemnités journalières de 200 à 400 millions d'euros, les dépenses de gestion des Caisses de 200 millions et enfin la réduction de la prise en charge partielle des cotisations sociales des médecins conventionnés de l'ordre de 200 millions.

 

 

 

Sources :

Consulter le rapport de la Cour des Comptes 17/06/2014

Site de la Cour des Comptes

 

Sur le même thème :

Ondam 2014 : - 800 millions !
Dépenses de santé : la commission européenne tire la sonnette d'alarme ( 5/06/2014 )

 

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