Chirurgien-dentiste en 5000 heures chrono et pas une de moins !

Voilà l'une des principales revendications que Roland L'Herron est allé porter à Bruxelles lors de sa visite éclair lundi devant les membres de la Commission européenne. Le président de la Confédération, qui portait pour l'occasion la casquette de représentant du Conseil Européen des Dentistes (CED), a pu livrer les intentions du CED et défendre la cause de la profession dans le cadre des modifications en cours de la directive sur la reconnaissance des qualifications professionnelles.


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C’est à la demande du « Board » du Concil of European Dentists (CED) que le président de la Confédération s’est rendu lundi à Bruxelles pour rencontrer Constance Le Grip, députée européenne, rapporteure pour le groupe PPE (Parti Populaire Européen) sur le projet modicatif de la directive 2005/36 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles.



Ce projet proposé par la Commission européenne, vise à reconnaître de manière automatique pour un nombre limité de professions, dont celle de chirurgien-dentiste, un système général de reconnaissance des titres de formation et une reconnaissance automatique de l’expérience professionnelle.
Loin d’être en totale opposition, le CED, représenté par Roland L’Herron, est donc venu apporter son expertise à ce projet en interpellant et en alertant sur trois points majeurs la rapporteure de ce nouvel acte normatif européen qui, une fois voté par le Parlement, s’imposera après transposition aux Etats membres…

Un diplôme à durée minimale de formation 

C’est très exactement la demande la plus ferme du CED pour garantir la qualité de la formation des praticiens aux quatre coins de l’Europe. L’émissaire du CED, Roland L’Herron, a insisté auprès du député Constance Le Grip sur l’impérieuse nécessité d’imposer une durée minimale sur la formation du chirurgien-dentiste en Europe non seulement exprimée en nombre d’années comme c’est le cas actuellement avec 5 années d’études, mais également en volume d’heures incompressible. L’inscription dans le texte de la directive d’un programme de formation de 5 000 heures obligatoires permettrait de lutter contre les formations à temps partiel ou la prolifération de « diplômes week-end » déjà délivrés dans certains établissements privés de quelques Etats membres qui ne sont pas sans danger pour les patients et la délivrance des soins.

La connaissance linguistique comme prérequis
Le projet de directive impose pour les personnels de santé ayant des implications en matière de sécurité des patients, d’avoir des connaissances linguistiques suffisantes qui pourront le cas échéant être contrôlées. Dans ce cadre précis, le CED recommande que soit précisé que ce type de contrôle linguistique puisse être pratiqué par les autorités compétentes de chaque Etat membre, les Ordres par exemple.

Le principe d’accès partiel au métier de chirurgien-dentiste n'est pas acceptable

Enfin, le dernier point sur lequel le CED sera très vigilant, comme l’a rappelé Roland L’Herron, concerne le principe d’accès partiel. Pour le CED, il est inacceptable de permettre à une personne qui exerce une profession de santé n’existant pas dans l’un des Etats membres d’accéder à tout ou partie de la profession de l’Etat membre d’accueil (par exemple les denturologues).

 

225px-PhotoBVUne prochaine rencontre devrait avoir lieu dans les prochains mois à Bruxelles, toujours sur le même thème, mais avec Bernadette Vergnaud cette fois-ci, députée européenne membre du Groupe de l'Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen et rapporteure de la future révision de la directive "qualifications professionnelles".
Il sera de nouveau question de ce dossier ô combien important pour la profession.

 

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