Métier d'assistant dentaire : Oui à l'évolution, non à l'accès partiel

 

puzzle couleur acces partielAlors même que la CNSD a déposé un recours contre l’accès partiel à la médecine buccodentaire, la réflexion engagée par sa Commission de formation et d’implantation professionnelles sur le métier d’assistant dentaire est fort à propos. Contrairement aux idées reçues, la CNSD souhaite l’évolution de cette profession mais milite pour que celle-ci soit encadrée.

 

Conformément à la motion de congrès votée à Biarritz en 2015, la Commission de formation et d’implantation professionnelles n’a cessé de travailler sur le dossier « évolution de l’assistant dentaire », sans compter les deux années de réunions pour finaliser la transposition des référentiels pour l’assistant dentaire.

 

"Il est très important de fixer d'emblée des garde-fous et une ligne rouge"


Tout d’abord, nous avons considéré que la première chose à faire était d’examiner ce qui se faisait hors de nos frontières et de connaître les activités et tâches effectuées par les assistants dentaires de prévention, de prophylaxie, et bien sûr les hygiénistes.
Il faut bien avoir à l’esprit que dans l’Union européenne, un même nom pour une profession peut recouvrir des réalités très différentes.
Par exemple, aux Pays-Bas, l’hygiéniste dentaire réalise des anesthésies locales et des obturations de cavités.
Il est donc pour nous très important de fixer d’emblée des garde-fous et une ligne rouge.
Aussi, la Commission a-t-elle travaillé à l’évolution du métier d’assistant dentaire et à la création d’un autre métier dont la dénomination pourrait être « assistant en médecine bucco-dentaire » ou « assistant dentaire de niveau II ».

 

Définir les actes accessibles

 

Cela se traduirait par une étape supplémentaire et supérieure dans le parcours professionnel de l’assistant dentaire qui, après un minimum d’exercice, pourrait entamer un processus de formation qualifiante supplémentaire.
Là encore, nous devons nous inspirer de nos homologues européens concernant la durée minimum de ce parcours qui serait au moins de deux ans. Reste à savoir, et l’enjeu n’est pas le moindre, quelles seront les tâches qui pourraient être confiées. Si nous souhaitons, en effet, faire évoluer cette profession, il faudra bien acter la délégation de certains actes que nous réalisons actuellement et que, une fois formé, l’assistant pourra effectuer à notre place.

 

"La CNSD n'est pas, contrairement aux idées reçues, contre l'évolution du personnel"

 

La Commission a travaillé en ce sens et a établi une liste potentielle d’actes réalisables par l’assistant dentaire de niveau II. Y figurent notamment les actes de prévention et non invasifs. Cette liste doit encore évoluer et prendre en compte les nouvelles technologies.
Les commissaires la complètent régulièrement avec des prises de position parfois bien différentes !

 

Conserver le lien de subordination

 

Formation du personnel collaborant

Le travail de la Commission de formation et d’implantation professionnelles de la CNSD s’inscrit parfaitement dans le cadre de la motion adoptée par les représentants des syndicats départementaux lors du congrès de Biarritz en 2015.

 

MOTION 8
Le 13e congrès de la CNSD réuni à Biarritz, les 13, 14, 15 et 16 mai 2015 est favorable à l’évolution du métier de nos assistant(e)s dentaires, tant que restent garantis :

  • le lien de subordination inaliénable avec le chirurgien-dentiste,
  • une formation en alternance,
  • une parfaite définition des tâches qui leur seraient confiées.

 

dentiste homme femmeC’est pour cela qu’il est important de rappeler que la CNSD n’est pas, contrairement aux idées reçues, contre l’évolution du personnel, bien au contraire. Mais attention, la CNSD, par son expérience et sa réflexion, milite pour une évolution sous conditions.
Parmi ces conditions, il y a notamment la subordination, laquelle n’existe pas dans d’autres pays européens où l’indépendance est de mise et le financement basé sur les actes réalisés.
Enfin, notre projet permettrait de contrecarrer le droit à l’accès partiel, car quiconque voudrait exercer en France devrait entrer dans le cadre que nous avons nous-mêmes défini. Nous sommes convaincus que créer un métier nécessite de le penser intelligemment, c’est le travail qu’effectue notre Commission au sein de la CNSD.

 

 

Référentiel en cours d’élaboration


Le travail de la Commission IV porte sur la création d’un référentiel concernant le métier d’assistant dentaire de niveau II.

 

Pré-consultation

  • Recueillir le motif de consultation : dialoguer avec le patient afin de lui faire préciser la raison de sa consultation et ses attentes, et afin d’identifier le contexte social (familial, professionnel...).
  • Effectuer un examen clinique simple exo-buccal, endo-buccal pour :

- remplir le schéma dentaire (dents absentes, soins effectués…),
- recueillir les éléments diagnostiques du risque carieux et parodontal.

  • S’assurer du consentement éclairé du patient ou de son représentant.
  • Consigner les observations sur la fiche clinique du patient.

 

Odontologie conservatrice

En cas de lésion carieuse non traitée

  • Interroger sur la douleur : présente ou pas, depuis quand, sa nature (provoquée, spontanée, rémanente, cédant aux antalgiques...), son moment, son intensité, sa situation (localisée, diffuse, irradiée...), sa durée, les éventuels facteurs déclenchants.

Sur prescription du médecine

  • Procéder à un examen radiologique externe.
  • Réaliser des applications topiques de fluor sur des leucomes pré-carieux.
  • Réaliser chez l’enfant, en cas de dents permanentes immatures et sillons anfractueux, des comblements de sillons.

 

 

 

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