Etre un colibri

 

oiseau colibriUn jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : "Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit : "Je le sais, mais je fais ma part." Cette légende amérindienne racontée par Pierre Rabhi, doit être une source d’inspiration pour tous les chirurgiens-dentistes face aux moult accusations, injustifiées des médias…

  • Parce qu’ils alarment les patients et les transforment en « consommateurs de soins » désinformés.
  • Parce qu’ils cristallisent leur information sur le seul aspect financier sans appréhender tout ce qui concourt à l’élaboration des honoraires (stérilisation, hygiène, personnel qualifié, respect des normes…).

Chaque praticien doit devenir à son niveau un relais d’information fiable et donner de sa voix pour défendre la profession…


Pour vous aider, la CNSD met à votre disposition un kit de communication complet (argumentaires, affiches salle d’attente, vidéos…) sur l’ensemble des sujets déformés par les médias pour éclairer vos patients.


Alors dites à vos patients…

Face aux médias qui se focalisent sur la prothèse et l'orthodontie aux tarifs « excessifs », responsables du renoncement aux soins d'une partie de la population.

affiche cnsd 28ans 2016 site

  • La dégradation continue de la protection sociale et de son financement est la cause principale des difficultés d'accès aux soins.
  • Si en 25 ans, les techniques et matériaux ont évolué et les charges des cabinets dentaires ont doublé, les remboursements de prothèses et orthodontie n’ont pas été augmentés par la Sécurité sociale depuis bientôt 30 ans.
  • 30 ans après, le reste à charge des patients est de plus en plus lourd, ce qui induit des renoncements aux soins.
  • Les chirurgiens-dentistes sont des soignants, formés pour dispenser des soins de la meilleure qualité et en aucun cas ne souhaitent tromper la confiance de leurs patients.
  • En 2017, les tarifs de prothèse sont justifiés par le coût des prestations, la sous-valorisation des soins (les plus bas d’Europe), le coût du plateau technique et enfin le coût de fabrication de la prothèse.
  • Ce n’est pas la profession qui est responsable de l’augmentation du reste à charge des patients. Les pouvoirs publics ont délibérément abandonné la prise en charge des actes dentaires par le gel des bases de remboursement.

Face aux attaques sur le prix des actes dentaires

  • En France les soins dentaires (caries, extraction, détartrage) ne sont pas chers. Ceux sont même souvent les moins chers d’Europe.
  • Ils sont intégralement pris en charge mais complètement sous valorisés.
  • Ces actes, qui représentent 80 % de l’activité d’un cabinet dentaire, sont réalisés à perte par le chirurgien-dentiste.
  • Grâce aux 20 % restants (prothèse et implant) le chirurgien-dentiste peut faire tourner son cabinet dentaire (stérilisation, plateau technique, charges, personnel…).
  • La valeur des actes de soins opposables devrait être doublée pour qu’un cabinet dentaire puisse vivre de cette seule activité.
 tarifs europeen affiche tarifs cibles Graphique honoraires percus 2009 

 


Face à l'écart de prix entre la couronne "vendue" par le prothésiste et les honoraires perçus par les chirurgiens-dentistes

  • L'acte prothétique n'est pas une marchandise.
  • C'est un acte médical qui fait appel à un dispositif médical sur mesure et surtout à l'action du chirurgien-dentiste qui en assure la conception, la réalisation, en collaboration avec un technicien de laboratoire, et la pose, tout en assumant l'entière responsabilité.

 


Face à l'abandon du secteur bucco-dentaire

  • Ce sont les politiques qui l’ont voulu ainsi dans les années 80.
  • Mais la Sécurité sociale est aussi responsable de cette situation : cela fait plus de 30 ans qu’elle n’a pas augmenté ses remboursements.
  • Pas mieux du côté des mutuelles : les patients cotisent toujours plus, mais le reste à charge demeure important et leurs remboursements ont baissé avec la complémentaire santé pour tous.

comparateur mutuelle

 


Face aux réseaux de soins

flyer reseaux soins juin15

  • Le patient se transforme progressivement en consommateur appelé «usager ».
  • Cet usager est déresponsabilisé par une délégation de paiement, confiée à un tiers qui oriente son choix non pas selon ses besoins mais en fonction de critères financiers.
  • La tentation des organismes d'assurance maladie de tirer sans cesse les honoraires vers le bas impactera inévitablement la qualité et la sécurité des soins. À la différence des praticiens qui chaque jour font la preuve de leur compétence auprès de leurs patients.
  • Dans un cas, c'est du business, dans l'autre, c'est de la confiance.

 


Face au low cost

  • La CNSD n'a pas attendu la médiatisation pour dénoncer des pratiques qui ne respectent ni la déontologie, ni les patients pour sensibiliser la profession, les patients, les pouvoirs publics et le ministère de tutelle.
  • La CNSD s’est mobilisée pour assister les victimes des centres dentaires low cost. Elle a établi un canevas pratique et un formulaire pour aider les praticiens à réaliser un bilan clinique et un relevé de contestations.
  • Elle a également nommé un interlocuteur pour porter la parole des victimes auprès des pouvoirs publics, ce qui les a contraints à encadrer ces structures par des règles protégeant les patients afin de garantir leur sécurité sanitaire.

Face au tourisme dentaire

  • La question des garanties se pose. Si un patient se fait poser un implant en Hongrie et que quelques mois après, il a une complication (mauvaise intégration à l'os par exemple), il sera très difficile de trouver un chirurgien-dentiste qui accepte de poursuivre le traitement en France, sauf urgence absolue.
  • La raison, c'est qu'une intervention réalisée en France engage la responsabilité civile du chirurgien-dentiste et il ne prendra pas le risque d'un recours éventuel du patient alors qu'il ne sait pas exactement dans quelles conditions la prothèse a été posée au départ.
  • Résultat : le patient sera sans doute obligé de reprendre l'avion pour régler le problème. Et dans ce cas, ce n'est plus forcément rentable. Il peut y avoir des assurances qui couvrent le coût des reprises de soins mais pas forcément le billet d'avion et l'hôtel… Au bout de trois voyages, cela commence à faire cher…

 

 

 

 

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