ADF 2017 - Séance politique

 

video politique adfElle était demandée et attendue ; cette séance organisée par l’ADF dans le cadre de son Congrès, a permis aux trois syndicats représentatifs de donner des informations sur l’état des négociations conventionnelles et de confronter leurs visions, objectifs, espoirs et craintes.

 

 

 

 

 

Retrouvez ci-dessous l’intégralité (2h) de ce forum.

 

 

 

 

Prévention des risques infectieux : engageons-nous !

 

prevention infectieux antibioLa prévention du risque infectieux lié aux soins peut paraître une évidence, et pourtant, elle est un enjeu majeur de la qualité de notre système de santé. Tant à l’hôpital qu’en médecine de ville, et sous ses divers aspects (hygiène, bonnes pratiques, antibiorésistance, couverture vaccinale…), il est important de continuer à se former, à s’informer, à évaluer et améliorer ses pratiques. Mieux, à s’engager. C’est tout le sens donné à la « charte d’engagement à la prévention du risque infectieux et de la résistance aux antibiotiques » proposée par la DGOS et l'UNPS. Personnalisable et imprimable, elle vise à valoriser l’engagement du professionnel de santé au regard du patient, et favoriser l’échange sur ces enjeux de santé publique.

 
 « Les attentes de la société et des patients vis-à-vis des professionnels et des établissements de santé ont évolué. Désormais, la qualité des soins ne se présume plus. Pour cela la qualité en médecine doit être définie, évaluée, prouvée et au-delà constamment améliorée »
 
Cette déclaration fondatrice de Jean-François Mattei, ancien ministre de la santé, prend aujourd’hui tout son sens.
 
La culture de l’évaluation se met durablement en place au sein de toutes les professions de santé. Auto-évaluer les pratiques, pour discerner les écarts, devient maintenant essentiel. Evaluer sa propre activité pour la comparer aux documents référentiels relève d’une démarche saine et pleine d’émulation.
 
A chacun de se positionner face à ses propres responsabilités et d’envisager les voies de progrès possibles. L’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins au seul bénéfice des patients doit passer par cet effort. Ce même effort nous paraîtra moindre quand nous mesurerons tout le bénéfice sur le plan de l’organisation et de la sécurité pour notre personnel (quand nous en avons) et nous-mêmes.

Ce même effort doit être volontairement affichable. C’est tout le sens donné à la charte d’engagement qui vous est ici présentée.
 
Conçue par des praticiens de terrain, elle est modulable et applicable à chacun des exercices. Elle doit susciter l’analyse des pratiques de prévention des infections associées aux soins et elle s’appuie chaque fois sur des connaissances annexées sur le site.
 
Afficher votre charte au sein de votre cabinet ou de votre structure, vient sceller et valoriser votre engagement au regard des patients. Ils y verront votre sens des responsabilités et vous accompagneront encore plus intentionnellement dans l’observance de vos conseils ou prescriptions.

Voir le dossier dans le CDF à paraître  (n°1779 du 14 décembre)



pour générer votre charte en ligne > cliquez ici <

prévention risques infectieux



Exception française

Didier Pittet, médecin infectiologue et épidémiologiste suisse, mène de par le monde une formidable croisade en faveur des solutions hydro-alcooliques (SHA). Leur usage systématique sauve chaque année 5 à 8 millions de vies. 
Il n’y a que la France à voir dans ces produits une menace pour notre santé de soignants, perturbateurs endocriniens obligent… Suite à une campagne de dénigrement de ces solutions cet été, le CDF avait interrogé les plus hautes autorités (voir CDF n°1769 du 5 octobre), qui ont rétabli la vérité sur l’innocuité des SHA, couramment utilisées par les chirurgiens-dentistes et leurs personnels.

Même les pays musulmans, en délicatesse avec l’alcool, ont dû émettre une fatwa en faveur de la fabrication des flacons salvateurs et laisser passer les progrès de la science.

Faudra-t-il une déclaration officielle de la France pour lever les dernières réticences des dogmatiseurs, lesquels revendiquent conjointement de ne pas ressortir d’un établissement de santé gratifiés d’une infection nosocomiale ?

S. Deschaux
 





Fermeture des cabinets : objectifs atteints !

En moyenne 6 cabinets dentaires sur 10 ont suivi l'action nationale, lancée par la CNSD, de fermeture du 27 novembre au 2 décembre.  

 
Grace à vous, à votre implication, nous avons su démontrer que la profession est toujours mobilisée !
 
Près d’une centaine de retombées presse ont été obtenues. Cette couverture médiatique nous a permis de relayer nos messages sur l’ensemble du territoire : Centre Presse, La Nouvelle République, Sud Ouest, l’Indépendant, le Dauphiné libéré, le Progrès, Midi Libre, l’Est Républicain, Agence France Presse, l’Opinion…
 
Nous avons mis la pression lors du congrès de l’ADF afin de peser sur la négociation tarifaire en cours et ainsi pousser le gouvernement à préciser son projet.
 
Nous sommes sortis des débats corporatistes et techniques et avons su faire comprendre au grand public l’enjeu de ces négociations conventionnelles et du combat que nous menons aussi pour eux.
 
Nous avons forcé la ministre de la Santé à sortir de sa réserve.
 
La CNSD réaffirme sa volonté de sortir du règlement arbitral par le haut en aboutissant à une nouvelle convention !
 
Nous attendons à présent les propositions de Nicolas Revel qui devraient intervenir d’ici la mi-décembre.
 
Merci de vous être mobilisés, d’avoir relayé l’action nationale. Le combat continue, on compte sur vous.
 
 
 
Pour retrouver les principales retombées presse :
 
 
bandeau lettre cd17 ROUGE DM
 
 

Pour une médecine bucco-dentaire moderne

 

couv cdf rouge homeLa modernité sous toutes ses formes

 

Le Chirurgien-Dentiste de France (CDF) s’est depuis toujours tourné vers l’avenir de la profession, sa défense et la politique syndicale. Rien qu’au cours des derniers mois de nombreux articles ont amené les lecteurs à réfléchir et prendre conscience des évolutions tant scientifiques, qu’en matière d’organisation, de formation, de gestion, de prévention…

 

 

 

 1 cdf 1771 pge15

E-santé
Bilan des avancées en odontologie
Présentation de l’ouvrage collaboratif international dirigé par Nicolas Giraudeau, praticien hospitalier et coordonnateur de l’activité télémédecine bucco-dentaire au centre hospitalier universitaire de Montpellier


CDF n° 1771 du 19 octobre 2017

 

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 2 cdf 1751 pge11

Prévention bucco-dentaire
Les Pays de la Loire mettent les bouchées doubles
Focus sur une région et les programmes de surveillance des populations fragiles avec le concours des chirurgiens-dentistes


CDF n° 1751 du 27 avril 2017

 

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 3 cdf 1766 pge35

Formation digitale
Une autre façon d’apprendre en continu
Le e-learning, un nouveau mode d’apprentissage qui concerne les chirurgiens-dentistes


CDF n° 1766-1767 du 14-21 septembre 2017

 

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 4 cdf 1777 pge29

Transition numérique
Le lien indéfectible entre prothésiste et praticien
Comment la relation cabinet-laboratoire prend le virage technologique et sociétal engendré par la numérisation


CDF n° 1777-1778 du 30 novembre 2017

 

Lire l'article

 

 

5 cdf 1752 pge18

 

Organisation du cabinet
Apprendre à optimiser son temps
Conseils pratiques et règles simples pour améliorer sa pratique


CDF n° 1752-1753 du 4-11 mai 2017

 

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6 cdf 1706 pge11

 

Code de la Santé
Les assistantes dentaires face à leur destin
Refonte de leur formation, de leur métier et de leur collaboration avec les chirurgiens-dentistes


CDF n° 1706 du 28 avril 2016

 

Lire l'article

 

 

7 cdf 1754 pge20

 

Prothèse partielle amovible
« Une discipline faussement facile »
Présentation d’une formation présentielle et en e-learning de l’Unafoc, animée par le docteur Gérard Jourda


CDF n° 1754-1755 du 18-25 mai 2017

 

Lire l'article

 

 

 

11 cdf 1776 pge23

 

Conditions d'exercice
« L'association pluri-professionnelle :
un tournant de l'exercice libéral ? »

Avantage professionnel, intêret personnel et avenir de l'exercice conduisent de plus en plus de praticiens à rechercher un exercice en association. Mais qu'en pensent ceux qui ont franchi le pas ?


CDF n° 1776 du 23 novembre 2017

 

Lire l'article

 

 

 

12 cdf 1776 pge18

 

Évolution des techniques
« La CFAO au quotidien dans un cabinet dentaire »
Outre l'organisation du cabinet, la CFAO modifie la philosophie du soin au bénéfice tant du praticien que du patient. Modification du rythme de travail, dentisterie moins invasive, la CFAO va devenir de plus en plus incontournable. Retour d'expérience...


CDF n° 1776 du 23 novembre 2017

 

Lire l'article

 

 

 

13 cdf 1776 pge36

 

Gestion du cabinet
« Savoir se régénérer »
Les entreprises cabinets dentaires sont en général de petites structures pour lesquelles les solutions de gestion des grandes entreprises ne peuvent pas toujours s'appliquer. Elles n'en demeurent pas moins une source d'inspiration pour gagner en efficacité.


CDF n° 1776 du 23 novembre 2017

 

Lire l'article

 

 

 

À lire également les éditos de Catherine Mojaïsky et Thierry Soulié :

 

 


DOSSIER INVESTIR

8 cdf 1768 pge9

 

1 – À chaque praticien, ses solutions !
Les pistes à explorer pour renouveler le matériel, développer les capacités du cabinet, augmenter sa productivité


CDF n° 1768 du 28 septembre 2017

 

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9 cdf 1770 pge15

 

2 – Quels financements choisir ?
Les solutions à privilégier pour financer ses achats. Crédit, crédit-bail, location…


CDF n° 1770 du 12 octobre 2017

 

Lire l'article

 

 

10 cdf 1776 pge13

 

3 – Primo-installants : s’investir dans l’avenir
Exemples, conseils et solutions pour les jeunes chirurgiens-dentistes


CDF n° 1776 du 23 novembre 2017

 

Lire l'article

 

 

 

 

#DentisteMobilisé

 

visuel home fermeture nov17

La CNSD appelle tous les praticiens à fermer leur cabinet dentaire durant le congrès de l’ADF, du 27 novembre au 2 décembre.

 

Cet appel à la fermeture vient en complément des actions entreprises depuis mai pour lutter contre le règlement arbitral et dénoncer l’impossibilité du « reste à charge zéro ».


Par cette mobilisation nationale, la CNSD entend montrer la détermination de la profession à défendre une médecine bucco-dentaire moderne.


Les cabinets dentaires doivent pouvoir continuer à investir dans de nouveaux matériels techniques, embaucher du personnel et dispenser une médecine bucco-dentaire qui privilégie le juste soin au juste coût de prise en charge.


Téléchargez affiche et tract pour informer vos patients sur cette semaine d’action.

 

 Cliquez sur les images ci-dessous pour les télécharger au format PDF

 

- Affiche cabinet dentaire -

 

affiche fermeture cd nov17

 

                -  Tract patients -

 

                    - Affiche plaque -

 

tract patient fermeture cd nov17

 

 affiche plaque cd nov17

 

 

 - Affichage suite de lettres "Dentiste en grève" -

 

panneaux dentiste en greve




Sur vos répondeurs téléphoniques


Pour informer vos patients sur vos répondeurs téléphoniques, deux messages possibles:

Message fermeture :

« Votre cabinet dentaire, comme tous les cabinets dentaires de France sera fermé du 28 novembre au 2 décembre. Votre praticien entend ainsi protester contre la sécurité sociale et le gouvernement qui veulent rogner sur la qualité de vos soins. Votre praticien se bat pour défendre l’avenir de votre santé bucco-dentaire. Nous comptons sur votre compréhension ».
Message solidarité :

« Votre cabinet dentaire ne reçoit du 28 novembre au 2 décembre que les rendez- vous programmés de longue date et son standard téléphonique est fermé. Votre praticien entend ainsi se solidariser avec le mouvement de protestation contre la sécurité sociale et le gouvernement qui veulent rogner sur la qualité de vos soins. Votre praticien se bat pour défendre l’avenir de votre santé bucco-dentaire. Nous comptons sur votre compréhension ».
 

Stand CNSD : le programme détaillé


Le stand CNSD sera le lieu de moult mini-conférences et surtout de rencontres avec les cadres syndicaux qui vous détailleront les dernières avancées des négociations conventionnelles.

 
En cette année de « renégociation » conventionnelle, il faudra nécessairement passer par le stand 1L30 de la CNSD pour mieux appréhender les tenants et aboutissants du combat contre le règlement arbitral. Après deux mois de discussions, les négociateurs de la Confédération seront présents pour vous informer. Les optimistes, comme les désespérés, pourront connaître les impressions et les pistes envisagées. Le reste à charge zéro du président de la République est-il envisageable sans couler les cabinets dentaires ou entraîner une baisse qualitative ? Vous trouverez au stand CNSD les informations non déformées, qui ne sont pas passées dans le concasseur des réseaux sociaux.

Discuter avec les cadres

Au-delà de l’actualité politique, les visiteurs assisteront à des conférences liées à l’activité quotidienne de praticien. Le programme de ces conférences sera adapté chaque jour en fonction des besoins exprimés sur le stand. Les congressistes seront accueillis par une équipe dynamique, assemblage d’énergie et d’expérience, de cadres syndicaux et de collaborateurs de la CNSD, qui mettra tout en œuvre pour répondre aux questions et fournir « le » document qui rendra service. L’essentiel n’est-il pas de venir discuter, proposer, échanger avec les cadres syndicaux nationaux, régionaux et départementaux ainsi qu’avec les étudiants, nos successeurs, qui seront nombreux sur le stand puisque des conférences sur la collaboration et le remplacement leur seront dédiées tous les jours à 11 h 30 et 17 h ? Enfin, le stand CNSD sera l’occasion de se pourvoir du dernier gadget pour sécuriser vos cartes bancaires et de participer les mercredi, jeudi et vendredi à un tirage au sort pour gagner quelques belles surprises… œnologiques.

Bon congrès !
 

Thèmes des mini-conférences

Rendez-vous sur le stand pour connaître le programme quotidien
 
S.O.S. analyse d’activité
Pour déjouer les pièges de cette épée de Damoclès.

Travailler vieux, travailler mieux
Les clés pour préparer son arrêt d’activité en douceur avec le cumul emploi retraite.

CCAM : CMU-C
Pour ne pas y perdre sa chemise tout en assurant son rôle médico-social.

CCAM : les plus
Bien coder pour optimiser son exercice. 

CCAM : Les rejets du Condor
Comment les éviter, comment les contester.

CCAM versus RA
CCAM et NPC : des armes contre le règlement arbitral.


Voici le programme détaillé des conférences qui auront lieu sur le stand de la CNSD :

Mercredi 29 Novembre
  • 10h00 CCAM et CMU-C
    Ce qu’il faut absolument savoir
  • 10h45 Analyse d’activité
    SOS Contrôle d’Activité
  • 11h30 CCAM : les plus
    Mieux utiliser la CCAM sans rien changer à votre exercice
  • 13h00 Conférence Junior
    Collaboration, Remplacement, Démographie, Trucs et astuces pour l’installation
  • 14h00 CCAM : les plus
    Mieux utiliser la CCAM sans rien changer à votre exercice
  • 14h45 Cumul Emploi Retraite
    Travailler vieux, travailler mieux
  • 15h30 CCAM et CMU-C
    Ce qu’il faut absolument savoir
  • 16h15 Conférence Junior
    Collaboration, Remplacement, Démographie, Trucs et astuces pour l’installation
  • 17h00 CCAM : les plus
    Mieux utiliser la CCAM sans rien changer à votre exercice
Jeudi 30 Novembre
  • 10h00 CCAM et CMU-C
    Ce qu’il faut absolument savoir
  • 10h45 Analyse d’activité
    SOS Contrôle d’Activité
  • 11h30 CCAM : les plus
    Mieux utiliser la CCAM sans rien changer à votre exercice
  • 13h00 Conférence Junior
    Collaboration, Remplacement, Démographie, Trucs et astuces pour l’installation
  • 14h00 CCAM : les plus
    Mieux utiliser la CCAM sans rien changer à votre exercice
  • 14h45 Cumul Emploi Retraite
    Travailler vieux, travailler mieux
  • 15h30 CCAM et CMU-C
    Ce qu’il faut absolument savoir
  • 16h15 Conférence Junior
    Collaboration, Remplacement, Démographie, Trucs et astuces pour l’installation
  • 17h00 CCAM : les plus
    Mieux utiliser la CCAM sans rien changer à votre exercice
Vendredi 1er Décembre
  • 10h00 CCAM et CMU-C
    Ce qu’il faut absolument savoir
  • 10h45 Cumul Emploi Retraite
    Travailler vieux, travailler mieux
  • 11h30 CCAM : les plus
    Mieux utiliser la CCAM sans rien changer à votre exercice
  • 13h00 Conférence Junior
    Collaboration, Remplacement, Démographie, Trucs et astuces pour l’installation
  • 14h00 CCAM : les plus
    Mieux utiliser la CCAM sans rien changer à votre exercice
  • 14h45 Analyse d’activité
    SOS Contrôle d’Activité
  • 15h30 CCAM et CMU-C
    Ce qu’il faut absolument savoir
  • 16h15 Conférence Junior
    Collaboration, Remplacement, Démographie, Trucs et astuces pour l’installation
  • 17h00 CCAM : les plus
    Mieux utiliser la CCAM sans rien changer à votre exercice
Samedi 2 Décembre
  • 10H00 CCAM : les plus
    Mieux utiliser la CCAM sans rien changer à votre exercice
  • 10h45 CCAM et CMU-C
    Ce qu’il faut absolument savoir
  • 11h30 Cumul Emploi Retraite
    Travailler vieux, travailler mieux

Pour voir le programme scientifique du Congrès de l'ADF, suivez ce lien.

A bientôt !

 

Les tatouages dentaires, mode d'emploi

 
dent tatouageUne tulipe. Une tête de mort. Un coeur ou pourquoi pas une grenouille ?
Toute excentricité est permise avec la nouvelle tendance du « tatooth », contraction de « tatoo » (tatouage) et « tooth » (dent), en anglais, plus couramment appelée tatouage dentaire en France. En quoi consiste cette mode purement esthétique principalement pratiquée en Asie et aux États-Unis ? 
Comment est-elle encadrée ? 
Quels sont les risques et le rôle du chirurgien-dentiste ?

Vous voulez vous démarquer des tatouages d’hibiscus sur l’avant-bras ? Pour un coût variant entre 60 euros et 175 euros, le dentiste Steven Landma exerçant à Ellington (Connecticut, États-Unis) vous tatouera l’objet de votre désir sur l’une de vos dents. Farfelu ? Pas tant que cela, puisque ce professionnel américain pratique le tatouage dentaire depuis le début des années 2000. Idem pour le Suburbia dental laboratory, cabinet dentaire de Bloomfield (également dans le Connecticut) qui, il y a une vingtaine d’années, a vu son premier patient demanderl’ajout d’une « image de corvette sur sa couronne dentaire », comme le relate un article publié dans le journal Dailymail en mai 2014.
 

Dentisterie cosmétique

Mais en quoi consiste vraiment cette nouvelle tendance en dentisterie cosmétique, apparemment appréciée outre-Atlantique mais aussi en Inde ? Très peu d’informations sont disponibles sur cette pratique encore très rare en France. On n’en trouve d’ailleurs aucune mention sur le site de l’Ordre des chirurgiens-dentistes… Au-delà de quelques articles parus dans la presse professionnelle ou généraliste française ne faisant que relayer – sur un ton pour le moins ironique – l’existence d’une telle mode, seule la MACSF constitue une source fiable sur le sujet. Quant aux chirurgiensdentistes eux-mêmes, la plupart n’en ont jamais entendu parler. Pourtant, même anecdotique, le tatouage dentaire existe bel et bien et vous pourriez, en tant que chirurgien-dentiste, recevoir un jour une demande de ce genre. La MACSF a donc jugé bon de rédiger, sur son site Internet, une note relative à cette « nouvelle tendance qui doit rimer avec prudence ».
 
Tatouage temporaire ou définitif
 
« Le tatouage dentaire ne correspond pas à la définition stricte du tatouage » car il est « soit dessiné sur les couronnes prothétiques, soit collé ou dessiné sur l’émail.» Il en existe deux catégories. Il y a les tatouages temporaires, d’une durée de vie de quelques semaines à quelques mois, collés sur la dent à l’aide d’un adhésif dentaire. « Il peut s’agir de décalcomanies comme de dessins réalisés par un laboratoire après prise de l’empreinte dentaire.

Ils ont une épaisseur de 0,2 à 0,4 mm. Ils peuvent être également peints. Ils sont alors réalisés par un spécialiste qui, à l’aide d’une peinture spéciale, réalise le dessin choisi par le client », explique la MACSF. Ces tatouages peints ne concernent pas les chirurgiens-dentistes, car toute l’opération est réalisée par un tatoueur professionnel. Ils peuvent toutefois être confrontés à ces tatouages collés en cas de réaction indésirable d’un patient : accumulation de plaque dentaire au niveau de la dent concernée, lésion interne de la lèvre par frottement avec le tatouage, émail abîmé au lieu de collage, présence de résidus de colle sur la dent une fois le tatouage enlevé. « À ce jour, note la MACSF, aucun cas d’allergie en rapport avec le tatouage lui-même ne semble avoir été relevé. »
La deuxième catégorie concerne des tatouages dits « définitifs », lesquels nécessitent la pose ou le remplacement d’une couronne prothétique (justifiés ou non) permettant d’y apposer un tatouage. « C’est au niveau du laboratoire de prothèses que le dessin est conçu. Il est fait directement sur la surface de la céramique à l’aide de maquillants intensifs », indique la mutuelle. Les chirurgiens-dentistes pourront ainsi être sollicités pour la réalisation de pareilles couronnes, porteuses de tatouage. Ils devront de plus assurer le suivi de ces prothèses, lesquelles comportent les mêmes risques que les couronnes traditionnelles.
 
Initiative du patient
 
Cette nouvelle vogue « exige du professionnel de santé une grande prudence », « au même titre que la mode du piercing buccal ou du bijou dentaire », complète la MACSF, laquelle délivre quelques conseils sur la manière de réagir face à une telle demande. Tout d’abord, rappelle-t-elle, le tatouage dentaire ne saurait « être proposé par le chirurgien-dentiste lui-même à sa patientèle ». Ensuite, « si le patient sollicite l’aide d’un praticien pour le collage d’un tatouage dentaire, le chirurgien-dentiste pourra refuser cette demande en raison de l’absence de finalités thérapeutiques », mais aussi « saisir l’occasion de ce souhait pour signaler les risques qu’un tel tatouage peut faire encourir, même s’il n’est que temporaire et non invasif ».

Les conditions d’exercice de la profession de chirurgien-dentiste, inscrites dans le code de la Santé publique*, encadrent très clairement l’art dentaire, lequel « comporte la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies congénitales ou acquises, réelles ou supposées, de la bouche, des dents, des maxillaires et des tissus attenants, dans le respect des modalités fixées par le code de déontologie de la profession ». Quant à la demande de tatouage définitif par un patient, celle-ci relève à la fois d’un voeu esthétique mais aussi, à l’origine, d’un 
« besoin thérapeutique avéré de réaliser une couronne prothétique ou de la remplacer, ambiguïté quelque peu complexe à dénouer lors d’une consultation. Dans ce cas précis, recommande la MACSF, « si la réalisation d’une couronne prothétique n’est pas indiquée médicalement, il convient, pour le chirurgien-dentiste, de refuser catégoriquement de concevoir une restauration d’un tatouage définitif, cette pratique étant en dehors de son exercice légal ».

 
Quelle responsabilité civile professionnelle pour les tatouages dentaires ?
 
Le contrat de responsabilité civile professionnelle des chirurgiens-dentistes couvre tous les dommages causés à des tiers du fait de l’exécution du contrat de soins, dans le cadre de l’exercice légal de leur profession. Ce n’est, évidemment, pas le cas des tatouages dentaires qui, n’ayant aucune finalité thérapeutique, ne peuvent pas non plus « être considérés comme des actes esthétiques recevables au titre d’une amélioration de l’aspect », précise la MACSF. Prudence, donc, car ces actes d’art dentaire ne sont pascouverts par la RCP en cas de dommages subis par le patient.
 

 Julie Martinetti
 
 

Fermeture des cabinets : les départements se mobilisent

La CNSD appelle les chirurgiens-dentistes à fermer leur cabinet pendant le Congrès de l’ADF, afin de montrer la détermination de la profession à défendre une médecine bucco-dentaire moderne. Au sein des départements, la mobilisation s’organise.
 
Une semaine de formation, mais aussi une semaine de lutte. La CNSD appelle à la mobilisation pendant le prochain Congrès de l’ADF, du 27 novembre au 2 décembre. Cette action vient en complément de celles entreprises depuis le mois de mars pour lutter contre le règlement arbitral – qui n’est pas annulé mais seulement suspendu jusqu’au 1er janvier 2019 – mais aussi pour dénoncer le « zéro reste à charge » du gouvernement.
 

#DentisteMobilisé

 
L’avenir de la profession dentaire est en jeu, la santé bucco-dentaire des Français également. « Cela fait près de 30 ans que la Sécurité sociale et les gouvernements successifs ont laissé s’instaurer et s’aggraver une situation de déséquilibre économique des honoraires des actes médicaux de chirurgie dentaire : en restreignant fortement par l’opposabilité, la progression des honoraires de soins, tout en laissant libres les autres », rappelle Christophe Barbou, président du Syndicat de Charente-Maritime exerçant à La Rochelle.

Les complémentaires santé, devenues principaux payeurs, ne jouent pas toutes le même jeu, notamment dans le domaine de la prévention et de l’accès aux soins. Le règlement arbitral fragilisera économiquement les cabinets dentaires par le grand nombre et les niveaux de plafonnements annoncés, ainsi que par ses clauses de sauvegarde. Or, les cabinets doivent pouvoir continuer à investir dans de nouveaux équipements, maintenir et embaucher du personnel qualifié et dispenser des soins de qualité à leur juste valeur. « Je fermerai donc mon cabinet durant la semaine complète et je me rendrai au Congrès de l’ADF dès le mercredi matin, car me former est une priorité pour moi : je souhaite en effet exercer une médecine bucco-dentaire moderne », poursuit le chirurgien-dentiste. « Fermer toute la semaine va me pénaliser, car les charges du cabinet continuent à « courir » mais l’enjeu est de taille. Nous devons nous mobiliser maintenant, alors que les négociations conventionnelles sont en cours. Si cela peut peser sur les propositions de l’Uncam, donner de la puissance à nos négociateurs, cela en vaut la peine ! »

Dans son cabinet, trois affiches ornent d’ores et déjà les murs : une sur la nécessité, pour les patients CMU-C et ACS, d’avoir une 
carte Vitale mise à jour pour bénéficier du tiers-payant, une sur les tarifs de soins bloqués depuis trois décennies, et une sur la menace que le règlement arbitral fait peser sur la profession dentaire. D’autres, diffusées par la CNSD et téléchargeables sur le site www.cnsd.fr, reprenant le slogan #DentisteMobilisé, les rejoindront d’ici peu.
(...)

Retrouvez la suite de l'article dans le CDF n°1775 du 16 novembre (p.5-7)
 
 
"En leur expliquant, les patients réalisent
que nous sommes des entreprises de santé"


Alexandre Nairi, président du syndicat CNSD06

« Nous devons faire entendre notre voix »
 
« Je travaillerai le lundi pour des questions d’organisation mais je fermerai mon cabinet le reste de la semaine et j’accrocherai une grande banderole au balcon de mon cabinet, avec le slogan “dentiste en grève“. Je m’assurerai bien sûr qu’un service de garde est prévu, pour qu’il y ait, malgré tout, une réponse pour les patients en difficulté.

Cette mobilisation est importante. L’enjeu est énorme. J’exerce depuis les années 1980 et, depuis, je vois bien que les conditions d’exercice changent. Les tarifs des actes pour les patients bénéficiant de la CMU ne correspondent plus à aucune réalité et, depuis qu’ils ont été étendus aux patients bénéficiant de l’ACS, cela devient difficile à gérer pour nos cabinets. Avec le tiers payant généralisé obligatoire, qui va nous tomber sur la tête un jour où l’autre, les patients risquent de ne plus avoir conscience de ce que coûtent réellement les traitements. Cela pose la question de leur responsabilisation.

Enfin, le gouvernement et l’Assurance maladie s’immiscent de plus en plus dans nos traitements et veulent plafonner nos honoraires, contre quelques centimes si nous sommes sages. C’est le sens du règlement arbitral. À terme, les complémentaires santé feront de même et là, ce sera la catastrophe. Déjà, quand nos patients leur envoient un devis, elles leur proposent de consulter un chirurgien-dentiste de leurs réseaux pour payer moins cher !

Auparavant, il y avait une véritable estime, une confiance entre nos patients et nous. Il y avait un véritable dialogue soignant- soigné pour trouver des modalités de paiement, voire, pour certains soins et certaines personnes en difficulté financière, pour soigner ces personnes de manière gracieuse. Cela devient plus compliqué. Un vrai tournant s’annonce. Nous devons faire entendre notre voix et faire en sorte que le gouvernement comprenne que les chirurgiens-dentistes ne sont pas des voleurs. »
 
Gérard Bordone
chirurgien-dentiste exerçant à Nice

































 
 
"Mes patients prennent conscience des risques.
Ils savent aujourd’hui que notre mouvement n’est pas un mouvement corporatiste"


Marie-Bénédicte Berthou,
présidente du syndicat CNSD21


« Une belle occasion de démontrer notre colère »
 
Celui qui veut faire quelque chose cherche un moyen, celui qui ne veut rien faire cherche une excuse... Voilà bien un adage qui se vérifie toujours et dont nous constatons régulièrement les illustrations... Notre syndicat nous appelle à fermer nos cabinets à la fin du mois pendant une semaine et c’est là une belle occasion de démontrer notre colère, notre détermination et notre unité. Inutile d’écrire une fois de plus que nous sommes toujours sous règlement arbitral, que tout reste à faire, que le statu quo ou le retour en arrière est d’ores et déjà impossible.... Il est donc fondamental que nos représentants et négociateurs puissent compter sur notre soutien et sur notre combativité. Nous serons nombreux, je le pense, à fermer nos cabinets et cela est bien car nous ne devons pas laisser à d’autres la charge de mener sans nous notre combat...
 
Autour de nous pourtant, monte et résonne parfois la petite musique de  l’excuse, «mon agenda est déjà rempli », « une semaine c’est trop long », « je ne peux pas laisser ainsi mes patients ». Pourtant, pendant des années, on nous a répété qu’un jour était insuffisant pour être efficace et qu’une semaine, « ça, cela aurait de la gueule ! ». Bref, les excuses, il y en a plein.... Les moyens, pour l’instant et dans l’immédiat, il n’y en a qu’un pour nous : fermons nos cabinets pendant la semaine de l’ADF !
 
Michel Dumay
secrétaire général CNSD 45
 


























 


"Je fermerai mon cabinet
durant la semaine complète"

Christophe Barbou,
président du Syndicat CNSD17


Négociations conventionnelles an II – Épisode 3

 

nego conventionnelle reunionLe vendredi 10 novembre 2017, s’est déroulée au siège de la CNAMTS, une séance de négociation portant sur 3 thèmes essentiels contenus dans les orientations de la ministre de la Santé à savoir : la prévention, la pertinence et la qualité des soins, sujets au cœur de la future Stratégie Nationale de Santé.

 

Nicolas REVEL a ouvert la séance en précisant que cette séance n’aborderait pas les valorisations des actes, ni les plafonds, mais des dossiers qui doivent nous permettre d’avancer sur des sujets «que nous devons défraîchir et dont j’attends des débats fructueux».

 

Après la présentation du diaporama de la CNAMTS qui reprenait certaines idées présentées précédemment par les représentants des chirurgiens-dentistes, chaque syndicat a développé ses propositions sur les trois thèmes : on peut noter de grandes convergences, mais aussi quelques divergences.

 

Dans le diaporama de la CNSD, une partie importante est consacrée à une nouvelle approche de la maladie carieuse qui a retenu toute l’attention du directeur général de l’UNCAM. Il a demandé les études sur lesquelles ont été fondées les analyses et propositions. À noter l’expertise apportée dans ce dossier par le Pr Sophie DOMEJEAN, le Dr Marco MAZEVET et le Pr Nigel PITTS.

 

La CNSD a aussi mis l’accent sur la responsabilisation du patient, dont le parcours vertueux pourrait être la porte d’entrée vers le "zéro reste à charge".

 

En matière de prévention et sans préjuger des financements, il semble acquis que certaines des propositions formulées dans cette séance seront retenues. Les séances du 29 novembre et du 15 décembre permettront d’en savoir plus.

 

DOSSIER NEGO

Episodes précédents :

 

 

 

Congrès CNSD 2018

 

logo congres cnsd18 homeLa Confédération tiendra son 14e Congrès du 9 au 12 mai 2018 sur la Presqu’île de Giens.

 

Moment fort de la CNSD, les délégués des 100 syndicats départementaux vont se rassembler pour élire une nouvelle équipe. Le Congrès va définir l'orientation politique de la CNSD pour les 4 prochaines années, en votant les motions et directives présentées par les Pôles techniques.

 

Vous trouverez prochainement sur le site confédéral, le programme complet, les candidats, les infos sur la Presqu’île de Giens, les excursions, ...

 

Souffrance des soignants : enquête annuelle de SPS

 

enquete sps qualite vieL’association Soins aux Professionnels de Santé (SPS), en collaboration avec l’Observatoire national de la santé des chirurgiens-dentistes (ONSCD), lance sa grande enquête annuelle. SPS organise tous les ans, en partenariat avec la société STETHOS/EXAFIELD, des études pour mettre en lumière des idées et actions en vue d’améliorer la qualité de vie au travail des soignants.

 

 

 

Cette année, l’étude portée par SPS a pour objectif de quantifier le nombre de suicides et de comportements suicidaires, ainsi que l’impact du suicide dans l’entourage du professionnel de santé.

 

Vous avez jusqu'au 21 novembre pour répondre à cette enquête.

 

Merci de prendre quelques minutes pour répondre au questionnaire en cliquant ici

 

 

Les conclusions de cette enquête seront mises en avant lors du 3e Colloque National de SPS « Quelles innovations dans la prise en charge des professionnels de santé rendus vulnérables ? » organisé le 11 décembre 2017 au ministère de la Santé, colloque auquel la CNSD participera.

 

Enquête 2016

La grande majorité des répondants exercent en libéral. L’enquête a été menée par internet du 19 septembre au 10 octobre 2016. Plus de 4 000 professionnels de santé y ont répondu.


Parmi eux, 25 % sont kinésithérapeutes et un peu plus de 20 % sont médecins.
Viennent ensuite les orthophonistes, les infirmiers, les podologues, les pharmaciens, les chirurgiens-dentistes.
Les trois quarts des répondants exercent exclusivement en milieu libéral.


En situation de souffrance, les trois quarts chercheraient de l’aide...
Les professionnels de santé, tant en libéral qu’à l’hôpital, seraient plus de 75 % à chercher de l’aide s’ils se retrouvaient un jour dans une situation de souffrance psychologique (syndrome d’épuisement professionnel ou burn out, comportement(s) addictif(s)...).


Les femmes seraient, en outre, plus enclines à se faire aider, par rapport aux hommes (79 % contre 69 %).

 

 

 

 

Voir la brochure SPS en cliquant sur l'image ci-dessous

 

brochure sps

 

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