J'ai testé pour vous... un bar à sourire

blanchiment "J'ai teste pour vous""Ça ne fonctionne que sur les dents naturelles et ça ne prend pas sur les facettes ou les couronnes. Et c'est mieux de faire un détartrage avant, mais ce n'est pas obligatoire », me prévient la jeune femme au téléphone pour la prise de rendez-vous qui n'est cependant pas nécessaire comme le stipule la pub. Des contre-indications ?

 

 

« Prévoyez seulement de ne pas manger ni fumer pendant 4 heures après la séance », me répond-elle. À l'heure dite, j'arrive dans un étroit magasin au design plutôt « clinique » mais résolument branché. Mis à part la borne d’accueil, s’alignent quatre ou cinq fauteuils-cocons en forme d’œufs. Des écrans accrochés au mur diffusent des clips au son feutré. De petites tables sont alignées devant chaque fauteuil.
« Je vais commencer par encaisser la séance », m’annonce la jeune femme qui m’accueille. Cela fait 79 euros pour une demie-heure. « Mais y a-t-il des risques ? J’ai entendu des choses dans les médias... » « Non, ne vous inquiétez pas, il n’y a pas de peroxyde dans le gel que nous utilisons. Ce sont des produits cosmétiques. Ils ont tous été testés. Et, a priori, il n’y a aucun risque », me répond-elle. L’argumentaire de la chaîne (que l’on retrouve aussi sur le site internet) est bien assimilé. Sauf le « a priori », pas vraiment rassurant.
« Je ne voudrais pas que mes dents blanchissent trop. Je ne veux pas des dents Jacob Delafon©... ». « Ça ne blanchit jamais au-delà de la couleur naturelle des dents, me rassure-t-elle. Vous gagnerez entre 2 et 9 teintes, la plupart des gens étant autours de 4. ». Très important la teinte pour la satisfaction client. La séance commence d’ailleurs par sa mesure. Avec une sorte de nuancier constitué de fausses-dents déclinant des teintes des plus blanches au plus jaunes-grises, la jeune femme qui, ayant enfilé des gants chirurgicaux, passe de son rôle d’hôtesse à celui d’opératrice en blanchiment, évalue ma teinte de départ et m’invite à valider son jugement, debout devant la glace. J’opine, sans vraiment être certain qu’elle n’a pas sélectionné une teinte un peu plus foncée que la réalité.

 

Une demi-heure en bouche

Une fois installé dans le fauteuil-cocon, elle me tend un kit de nettoyage de dents puis une petite éponge imbibée d’un produit qui mousse mais dont j’ignore la nature. Une fois fait, elle verse un gel dans une gouttière que je place moi-même dans la bouche. « Il n’y a pas de danger, le goût est juste un peu mentholé, me précise-t-elle. Faites-moi un beau sourire », me dite-t-elle en plaçant, collé à ma bouche, une lampe led éléctroluminescente. « Nous n’utilisons pas de lampes à UV qui peuvent endommager la paroi dentaire » précise le site de la chaîne. C’est parti pour une séance de 15 minutes. Quand la minuterie sonne, je suis invité à recracher le gel dans un gobelet en plastique jetable. Puis c’est reparti pour 15 minutes avec une nouvelle gout- tière. « Rincez-vous avec la bouteille d’eau et recrachez dans le gobelet » me dit l’opératrice à le fin de la seconde session de 15 minutes d’exposition à la lampe. C’est fini. « On va contrôler la teinte ». Je n’ai plus souvenir de la teinte de départ, mais elle m’affirme que j’ai gagné trois teintes sur les incisives et 6 sur les canines. Soit. Il est vrai que la plaque dentaire est plus visible sur les bords des dents. « Vous pouvez boire de l’eau, mais ne mangez pas et ne fumez pas pendant les quatre prochaines heures », me rappelle-t-elle au moment de partir. Il ne reste plus qu’à tester le sourire sur les jolies femmes qui sont vraiment très nombreuses dans ce quartier. Une adresse à retenir...

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