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Bonnes fêtes...
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- Publié le mercredi 21 décembre 2011 14:04
- Écrit par Marie-Françoise Gondard-Argenti, vice-présidente
Nous arrivons au terme d'une année mouvementée marquée par une crise financière et économique qui ébranle les fondements du modèle social imaginé au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, époque où tout était à reconstruire. Le plein emploi était alors la règle. La donne a changé dès les années 1970 mais nous avons continué sur le même modèle ; personne n'a voulu et su s'attaquer aux vrais problèmes. Le train a continué à rouler sur les rails d'une société accumulant les déficits et la dette pour financer son modèle social.
Dans le même temps émergeaient dans d'autres parties du monde, des modèles économiques fondés sur des bases sociales totalement différentes des nôtres.
Si nous sommes fiers, à juste titre, de notre modèle de sécurité sociale, force est de reconnaître qu'il est bien malade : tous les indicateurs sont dans le rouge, avec un financement qui ne peut plus continuer majoritairement à reposer sur les revenus du travail car pénalisant la compétitivité et les exportations.
Parallèlement, la maîtrise des dépenses de santé atteint un point bas limite qui menace l'accessibilité aux soins en réduisant, d'une part, l'attractivité pour nos professions médicales et, d'autre part, en créant une offre de soins hétérogène où les zones les plus attractives sont celles qui possèdent les meilleurs atouts économiques.
Notre profession n'échappe pas à ce phénomène, d'autant que les cabinets dentaires libéraux assurent la majeure partie des soins dentaires et que de fait, pour assurer leurs missions dans les meilleures conditions, ils ne peuvent s'exonérer des réalités économiques de terrain. Ceci, d'autant plus que le désengagement continuel et progressif de l'Assurance maladie en est le fait générateur.
L'année 2012 sera celle d'échéances électorales majeures ; l'avenir de notre système social fera partie des grandes questions à débattre et à résoudre.
Nous avons notre mot à dire car nous sommes acteurs des territoires, facteurs de compétitivité et garants du lien social.
La Confédération qui a fait, en votre nom, des propositions totalement réalistes au regard des enjeux, saura le rappeler en temps utile. Mais ce sera l'année prochaine, retard dans les négociations conventionnelles oblige !
Aussi, profitez de cette fin d'année et de la trêve des « confiseurs ». Au nom du Président et de l'ensemble du bureau confédéral, je vous souhaite à toutes et à tous de très bonnes fêtes.
Edito paru dans le Chirurgien-dentiste de France n°1508-1509



