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3 Français sur 4 ignorent qu’ils peuvent bénéficier de soins pris en charge à 100 %

15 Nov 2018 | Actualités

Près de 3 Français sur 4 ignorent qu’ils peuvent bénéficier de consultations et de soins pris en charge à 100 %. C’est l’un des enseignements de la 5e étude menée par l’Alliance pour un futur sans carie et Colgate.

«C’est une étude d’opinion », précise d’emblée le Dr Marco Mazevet, à propos de la 5e enquête prospective sur les Européens et leur santé orale, menée par l’Alliance pour un futur sans caries (ACFF) et Colgate. « Les résultats ne sont pas aussi rigoureux qu’une étude scientifique. Néanmoins, cela permet d’obtenir une première vue d’ensemble sur un panel de pays sélectionnés. » Cette année, l’ACFF a voulu obtenir des informations sur l’accès aux soins des Européens au travers du prisme du financement. Comment expliquer que les patients refusent de consulter en France, par peur du coût des traitements, alors que, pour plus de 95 % de la population, les tarifs sont réglementés et sans reste à charge pour les soins conservateurs.

Plusieurs constats

À l’instar des autres pays d’Europe, les Français semblent en grande majorité connaître le lien entre santé orale et santé générale. Cependant, une personne sur cinq ignore les conséquences sur la santé d’une mauvaise hygiène bucco-dentaire : une population ainsi particulièrement à risque. Si des efforts doivent manifestement être ciblés vers eux, d’une manière plus surprenante, 3 Français sur 4 ne savent pas qu’ils peuvent bénéficier de consultations – ou de soins conservateurs – pris en charge à 100 %. Ces statistiques demandent à être vérifiées, mais le Dr Mazevet propose certaines pistes d’explication : « Il semblerait que les Français surestiment le coût potentiel des traitements, en particulier préventifs et conservateurs. » Malgré les examens- bucco-dentaires, les tarifs de soins plafonnés, le fort taux de couverture en assurances complémentaires et la CMU-C / ACS, la perception reste que d’« aller chez le dentiste, c’est cher ».

Image et vérité

Une remise en cause de la communication effectuée par l’État et la profession serait selon lui importante. En dépit de l’existence, de longue date, d’un reste à charge zéro sur un panier très large d’actes et d’une dépense globale raisonnable au regard du PIB national, un frein « de perception » semble exister. Pour le Dr Mazevet, « souligner de manière périodique l’accessibilité des soins bucco-dentaires conservateurs pour la quasi-totalité des Français serait bénéfique pour tout le monde. Cet effort de communication pourrait éviter des refus de soins pour motifs financiers qui n’en sont pas vraiment. »